‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 37 sur 202 · Journal du voyage d'Espagoe fait en 1659, p · texte numérisé non relu

Journal du voyage d'Espagoe fait en 1659, p

peine à la nourriture des troupeaux mérinos. Encore n'en trouvait -on que dans un petit nombre de vallées où étaient disséminés les rares villages de cette province. Pour exprimer le dénûment absolu qui attendait le voyageur dans ces plaines arides, les Castillans avaient coutume de dire : « L'alouette qui veut traverser la Castille, doit porter son grain ^ » Les conseillers de Philippe lui dirent avec effroi : « Les maisons s'écroulent^ et personne ne les reconstruit; les habitants prennent la fuite, les villages sont abandonnés, les champs incultes, les églises désertes.» Les cortès lui dirent à leur tour: « Si ce mal continue, il n'y aura bientôt plus de paysans pour cultiver les terres, de pilotes pour diriger les vaisseaux, personne ne voudra se marier. Il est impossible que le royaume subsiste encore un siècle, si Ton ne trouve un remède efficace*, w Dans un transport de zèle religieux, elles résolurent de recourir à l'assistance divine. Une ordonnance prescrivit d'adresser des prières publiques à sainte Thérèse de Jésus, et, au risque de blesser la

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