‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 41 sur 202 · Nayarrôte, p · texte numérisé non relu

Nayarrôte, p

entièrement remplis \ Dans les deux évèchés de Pampelune et de Calahorra, le nombre des prêtres et des moines ne s'élevait pas à moins de vingt mille *.

En 1 61 9, le conseil de Castille adressa à Philippe III un mémoire , dans lequel il établissait la nécessité de réduire le nombre excessif des moines et des couvents^ afin de venir en aide à Tagriculture et à l'industrie. Il terminait en suppliant le roi d'en représenter les inconvénients au pape, pour qu'il songeât à y remédier.

« Celui qui rejaillit sur l'état monastique luimême , disait-il , n'est pas le moindre de tous. Le relâchement s'y introduit , parce que le plus grand nombre y cherche bien moins une pieuse retraite que l'oisiveté et un abri contre l'indigence. Cet abus a les plus funestes conséquences pour l'État et pour le service de Votre Majesté. La force et la conservation du royaume consistent dans le grand nombre des hommes utiles et occupés. Nous en manquons et par cette cause et par d'autres. Les séculiers cependant s'appauvrissent de plus en plus ; les charges

J. Davila, c. 85.

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