‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 42 sur 202 · IHd · texte numérisé non relu

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de l'État retombent uniquement sur eux , tandis que les couvents en sont exempts^ ainsi que les biens considérables qu'ils accumulent et qui ne peuvent plus sortir de leurs mains. Il serait donc très conyanable que Sa Sainteté^ informée de ces désordres, réglât que les vœux ne pourront être faits avant rage de vingt ans*, et que Ton ne pourra entrer au noviciat avant Tâge de seize. Un grand nombre de sujets ne prendraient plus alors cet état, qui, pour être plus parfait et plus sûr, n'en est pas moins préjudiciable à la société^. » Ces réclamations ne furent pas écoutées , et le nombre des ecclésiastiques augmenta encore sous les règnes de Philippe lY et de Charles IL A la fin du xvn®siècle, on comptait en Espagne environ quatre-vingt-six mille prêtres, soixantedeux mille moines, trente-trois mille religieuses, ce qui fait un total de cent quatre-vingt mille personnes, qui vivaient dans la plus complète oisiveté •. Or, la

1 . On faisait faire des vœux à des enfants âgés à peine de six à sept ans. Le père ou la mère, oo quelque proche parent, les prononçaient en leur nom, pendant que l'on faisait quelque présent à la petite ylctime qui se laissait babiller comme on Youlait. Relation du voyage d*E$pa^ gnefaitenieid,Ul,^. 141»

2. Ustariz, Théorie et pratique du Commerce et de la Marine, 2«part.,p. 190.

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