‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 44 sur 202 · UstariZ; S'parlie^p · texte numérisé non relu

UstariZ; S'parlie^p

et Ton entendait par là qu'il avait laissé ses biens à TÉglise^ a6n qu'elle priât Dieu pour lui '. Lorsqu'un religieux issu d une famille riche devenait fils unique y on persuadait au père de léguer ses biens au monastère dans lequel son fils avait pris l'habit, à condition qu'il en toucherait le revenu pendant sa vie 9 et qu'après sa mort le couvent serait son hé-« ritier. Il en résultait que quelquefois de simples religieux avaient à leur disposition des revenus de trente à quarante mille ducats'. Le couvent de San-* Salvador, à Madrid, avait des biens qui valaient deux millions de livres, et ne nourrissait, à la fin du xv!!"" siècle, qu'un seul religieux. Les revenus du elergé séculier n'étaient pas moins considérables. Ceux de l'archevêque de Tolède s'élevaient à 200,000 ducats • ; ceux de l'archevêque de Saint-Jacques de Compostelle à 60,000 ; ceux de larcfaevêque de Se ville à 1 00, 000; ceux de l'archevêque de Valence à 50, 000 * . On a calculé qu'à la fin du xvii* siècle l'Église possédait dans les vingt-deux provinces du royaume de Castille

t . EsXaUon d» wpage SEipoffne, fuit «n 1679.

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