Deux cent douze millions 420,000 francs, ibid
3. Mignet, Introdaction, p. 80. Note. — Telle était la richesse des jésuites du Pérou que, 50 ans après Fabolition de leur ordre, lorsqu'ils furent rétablis dans leurs anciens privilèges par le roi Ferdinand VU, en 1816, on put leur rendre sur-le-champ des biens de la valeur de quatre millions de pesos (vingt jinillions 800,000 francs). Et cependant la plus grande partie de leurs biens avait été confisquée. Voyez NoUeioi iêcretaSy p. 534.
pital où neuf cents indigents étaient reçus et nourris tous les jours. Les évèques et les supérieurs de couvents n'étaient pas moins généreux comme proprié* taires. Us attendaient avec patience un terme arriéré. Lorsque la récolte avait manqué , ils donnaient volontiers au fermier du grain pour les semailles et lui faisaient remise d*une partie de ses redevances, proportionnée à la perte qu'il avait essuyée. La concentration de tant de capitaux et de propriétés entre les mains de TÉglise n'en porta pas moins un coup funeste à l'agriculture. Bon administrateur^ mais conservateur par essence et n'ayant que des besoins constants qu'aucun accroissement de famille ne venait augmenter, le clergé se bornait à entretenir ses propriétés et ne se livrait pas à des travaux d'amélioration, qui auraient pu tripler ses revenus. Les terres qu'il possédait rapportaient à peine 4 1 [2 pour cent d'intérêt ^ Il les faisait cultiver par des familles de fermiers qui se les transmettaient de père en fils , et dont la position n'était guère meilleure que celle des serfs attachés à la glèbe, au moyen âge. Ces fermiers n'avaient pas d'intérêt à rendre plus productifs les champs qu'ils cultivaient pour le compte de leurs maîtres, carie prix des fermes aurait été augmenté
1 Jovellanos, Informe de la Soeiedad Eeofwmiea de Madrid, p, 86.
en proportion des revenus. Aussi, Tagriculture restât-elle stationnaire en Espagne , tandis qu'elle se perfectionnait dans tous les autres pays de l'Europe.