‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 47 sur 202 · III. LES MAJORATS DE LA NOBLESSE · texte numérisé non relu

III. LES MAJORATS DE LA NOBLESSE

La main-morte des terres du clergé fit recevoir avec moins de répugnance l'institution des majorats. Les écrivains de TEspagne s'accordent à dire que cet usage n'est pas antérieur à la fin du xiv* siècle, et ils en rapportent l'origine au roi Henri de Transtamare. Hais déjà^ sous le règne d'Alphonse le Sage^ qui vivait à la fin duxiir siècle^ le comte d'Aguilar avait reçu l'autorisation de fonder un majorât en faveur de son fils et de ses héritiers directs, avec les terres de Monturque et d'Aguilar*. Sanche le Brave, Alphonse XI et Pierre le Justicier avaient accordé le même privilège à plusieurs nobles dont ils voulaient rémunérer les services; mais cet usage ne devint général que sous le règne de Henri de Transtamare. Pour récompenser ses partisans qui l'avaient aidé à détrôner son frère , ce prince leur permit de créer des majorats destinés à les élever au niveau des comtes d'Aguilar, de Zuniga, de Ponce de Léon, de Sandoval, de Benavides, qui avaient reçu ce pri-

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