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y avait ensuite une espèce d'inféodatioa connue sous le nom de censo enfiteotico. Le possesseur d'un majorât cédait ses terres à un fermier qui s'engageait à lui payer tous les ans une certaine redevance. Depuis ce moment, le fermier succédait à presque tous les droits du propriétaire. Il pouvait défricher des champs incultes, changer en pâturages des terres labourables et décupler par ses travaux le revenu du majorât, sans que le prix du fermage pût être augmenté. Lors même que les monnaies venaient à perdre de leur valeur, le contrat restait le même :il était à perpétuité. Malgré cette protection que la loi accordait au cultivateur , l'agriculture dépérit partout où s'établit le système des majorats, parce que la classe des fermiers était trop peu nombreuse et que la durée illimitée des baux éloignait toute idée d'amélioration. Le fils ne cultivait pas les champs affermés avec plus de soin que son père, sachant bien qu'ils fourniraient sans peine à la subsistance de sa famille, et qu'en tout cas il n'avait rien à craindre de son propriétaire, accoutumé à supporter des délais dans le paiement de ses immenses revenus. Les produits de la terre se vendaient d ailleurs à des prix fixés d'avance par la loi ' . Il en résultait que si la moisson
1 . Celle couiume était fort ancienne. On la fait remonter au règne
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était abondante, le fermier vendait nécessairement à bas prix, tandis que dans les années stériles, il ne lui était pas permis de tirer parti de sa récolte. Celte loi décourageait le fermier et ajoutait encore à son apathie naturelle \