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2. Je tient ce fait de M. Ivanès, ancien procnrenr général de la province de Palencia.
jugé singulier a contribué à ce même résultat. Dans toutes les provinces du royaume de Castille, les cultivateurs sont persuadés que les arbres attirent les oiseaux qui viennent dévorer les grains avant la récolte. Ils soutiennent aussi que Tombre des arbres fait pousser les épis, mais qu'elle les empêche de grener * . Aussi leur déclarent-ils une guerre acharnée ^. Ce préjugé , qui remonte aux premiers siècles du moyen âge, a fait disparaître les forêts dans toutes les provinces du centre de l'Espagne, depuis les frontières de l'Alava jusqu'à la Méditerranée '. De là vient en partie la sécheresse et l'aridité de la vieille et de la nouvelle Castille. En effet, les chaleurs de l'été font tarir tous les ans les rivières et les ruisseaux avec les sources qui les alimentaient autrefois. Déjà, sous le règne de Philippe III, on faisait venir à Madrid les eaux potables des montagnes voisines de Guadarrama, qui n'en fournissaient même pas tou-