‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 55 sur 202 · Voyez rarticle Avila^ dans le Dietionnaite de Mifiano · texte numérisé non relu

Voyez rarticle Avila^ dans le Dietionnaite de Mifiano

2. M. Boryde Saint- Vincent attribue ce préjugé à d'anciennes ordonnances sar les forêts, qui attribuaient au roi, pour le service de sa marine, la propriété de deux arbres sur cinq plantés dans toute la Castille. Guide du voyageur en Espagne, p. 222.

3. Voyez un passage curieux sur la pénurie de bois en Espagne, dans Mariana, de Régis instUutione, p. 332. Tolède, 1&99, in-4«. Cet ouvrage est aujourd'hui fort rare. Il s'en trouve un exemplaire à la Bibliothèque de l'Arsenal.

jours en quantité suffisante, pendant les grandes sécheresses ^ En Catalogne, en Biscaye, en Galice et dans les royaumes de Valence et de Murcie, les arbres ne sont point l'objet d'un préjugé si étrange. Il est vrai que les laboureurs n'ont rien à craindre des troupeaux mérinos. Ces provinces sont restées plus fertiles que les autres, et produisent en abondance tout ce qui est nécessaire à la nourriture de l'homme, tandis que la Castille fournit à peine assez de blés pour la consommation de ses habitants, lorsqu'elle pourrait être le grenier de l'Espagne ^.

La dépopulation de l'Espagne, la main-morte des terres du clergé, les majorats de la noblesse et le privilège de la Mesta furent les principales causes du dépérissement de l'agriculture. Il nous reste à signaler quelques causes secondaires qui ont contribué au même résultat.

Dans toutes les parties du royaume de Castille, et même aux environs de Madrid, les cultivateurs se contentaient de labourer légèrement le sol, et, après avoir répandu la semence, ils la couvraient de quelques pelletées de terre. Ils n'échardonnaient leurs champs qu'une fois l'été, puis ils attendaient les

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