Voyez l'article Madrid, dans le DUstUmnaire de Miilano
2. Voyez rarticle Vieille Castille, dans le Dictionnaire de MiSano.
vents du nord-ouest pour couper les moissons '. Aussi les récoltes n'étaient-elles pas très abondantes^ tandis que, dans les provinces du nord, où le laboureur cultivait ses champs avec plus de soin et les échardonnait trois et quatre fois par été, les produits de la terre le dédommageaient avec usure de son travail assidu. Il faut remarquer aussi que, dans les provinces de Soria, d'Estramadure, de Galice, de Biscaye, d*Alava, et dans quelques districts de TAndalousie et de la Manche, les cultivateurs se servaient de bœufs pour le labourage, tandis que dans les deux Castilles, ils employaient le plus souvent des mulets ^. Or Texpérience a démontré que les mulets ne font pas pénétrer le soc assez profondément dans la terre. Il est vrai qu'ils sont moins lents que les bœufs à labourer un certain nombre d'arpents. Un autre inconvénient résultait de cet usage, c'était la cherté des mulets. Souvent le prix d'un mulet s'élevait à cent ducats. La loi défendait aux habitants des contrées situées entre le Tage et la Méditerranée d'employer ces animaux, qui ne pouvaient propager leur espèce. Il eût été d'une sage politique d'étendre cette défense aux autres provin-