Voyez l'article Madrid, dans le Dictionnaire de Mifiano
2. Mémoires de la Société économique de Madrid, t. III, p. 1-9.
ces; alors les chevaux seraient devenus plus nombreux, on les eût vendus à des prix plus modérés, ,et le laboureur aurait pu les substituer avec avantage aux mulets \
Ajoutons que, pendant tout le xvii'' siècle, le gouvernement ne songea pas à la construction de grandes routes qui eussent décuplé la valeur des terres. Il ne fit pas creuser, à l'exemple des Maures, des canaux d*arrosage, pour fertiliser les terrains stériles. La plupart des rivières, taries pendant la saison des chaleurs, devenaient en hiver des torrents qui couvraient les plaines : on n'opposa point de digues à ces inondations annuelles. Dans la province d'Avila, des marais infectaient lair : le gouvernement n'entreprit rien pour les dessécher; Teau potable manquait dans plusieurs villes de cette contrée : le gouvernement ne songea pas à élever des aqueducs et à creuser des fontaines, pour les assainir. Cette incurie décourageait les laboureurs et les déterminait souvent à renoncer aux travaux des champs , pour entrer dans larmée ou dans l'Église^.
1 . Navarréte, p. 284. Cf. Melo, liv. ni, chap. 90 : « No habia caballosy fue menester comprar mulas en gran cantitad ; buscaronse en toda Espana, y aun de Francia fueron traidas algunas por Aragon y Nayarra. »