‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 62 sur 202 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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vres de soie de moins qu'auparavant ' . Les cortès veillaient au maintien de ces lois prohibitives. Plus d'une fois elles empêchèrent Philippe II de vendre à quelques négociants le privilège de l'exportation des cuirs, de peur que le prix de la chaussure n'augmentât encore. Elles se plaignirent à plusieurs reprises de ce que les mulets et les ânes que le pays produisait en si grande abondance se vendaient deux fois plus cher qu'autrefois , et demandèrent avec instance que l'on aggravât les peines infligées à ceux qui les exporteraient à l'étranger. Elles exigèrent avec la même imprévoyance que Ton autorisât l'importation des soieries étrangères, dans l'espérance illusoire de faire baisser le prix de cette marchandise ^. Les manufactures nationales reçurent alors une nouvelle atteinte. Les Génois et les Vénitiens seuls en profitèrent. Les successeurs de Philippe II firent d'inutiles efforts pour rétablir le bon marché des denrées et de tous les objets de première nécessité. En persévérant dans le système prohibitif adopté sous le règne de Charles-Quint et de son fils, ils ne pouvaient parvenir au but qu'ils se proposaient d'atteindre. Les ordonnances tyranniques par lesquelles

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