‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 63 sur 202 · Cortès de 1660. Pelle. XXVIII · texte numérisé non relu

Cortès de 1660. Pelle. XXVIII

ils obligèrent les fabricants à vendre leurs marchandises à des prix fixés d avance ^ sans tenir aucun compte de la dépréciation des anciennes monnaies , n'eurent pas de meilleur résultat; elles découragèrent les fabricants sans rétablir le bon marché des articles manufacturés'. Charles II imita ses prédécesseurs, et, lorsque le mal était déjà sans remède , il y ajouta encore en aggravant les peines portées contre ceux qui exportaient des soieries, et en interdisant la sortie des fers, de lacier^ des laines moyennes et communes ^. Il avait conçu le dessein de prohiber l'exportation des laines fines , mais il y renonça , parce qu'il n'y avait plus en Espagne assez de manufactures pour employer la moitié des laines qu'elle produisait'. Ainsi le gouvernement, loin de réussir à faire baisser le prix des marchan-

1 . Apendice à la Educacion popular, t. IH, Disc. preL, p. cxv. — Les fabricaots de soie, par exemple, ne pouvaient vendre leurs marchandises que sur les marchés (alcaicerias) de Grenade, de Malaga et d'Âlmeria. Un alcade était chaîné de les peser, de les sceller et de les garder Jusqu'au jour fixé pour la vente. On ne pouvait les introduire dans la ville de Grenade que par la porte de Bibarambla. Il fallait la présence de deux témoins au moment de la vente. Si le marchand ne voulait pas vendre sa marchandise au prix fixé par la loi, l'acheteur avait le droit de s'en emparer, en ne payant que le dixième de la somme qu'il offrait d'abord. V. ley 1, 2 et 3, tit. 30, lib. IX de la Reeopilaeion,

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