‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 80 sur 202 · Ulloa, i^ part., p · texte numérisé non relu

Ulloa, i^ part., p

les marchandises que Ton exportait en Amérique. Le commerce intérieur était soumis à l'impôt comme le commerce extérieur. On prélevait les droits d'Àlcavala sur toutes les marchandises vendues ou échangées. Aucune ville^ aucune bourgade, aucune terre n'en était exempte, soit qu'elle fût la propriété du roi, soit qu'elle appartînt à une église, à un seigneur, à un écuyer, à un juge ou à tout autre fonctionnaire de l'État. L'Alcavala formait le revenu le plus net du roi d'Espagne. Mais ce n'était pas l'unique charge qui pesait sur le commerce et l'industrie. Les soieries de Grenade étaient sujettes à des droits particuliers dans les villes de Grenade, de Malaga et d'Almeria^ Un impôt spécial était prélevé sur les troupeaux mérinos qui passaient l'hiver dans les plai« nés de l'Estramadure et l'été dans les montagnes des Asturies^. Le gouvernement avait le monopole du sel. 11 faut ajouter à tous ces impôts quelques taxes de moindre importance^ les amendes, les confiscations, les rentes des grandes maîtrises de Saint-Jacques^ de Calatrava et d' Alcantara^ enfin les sommes considéra* blés que le roi tirait des mines de l'Amérique et qui

Page 1