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était exportée sur des vaisseaux étrangers^ l'impôt était doublé * . Les certes réclamèrent avec énergie contre cette innovation; elles alléguèrent que le nouvel impôt pèserait non sur les marchands , mais sur les propriétaires des troupeaux que Ton obligerait de vendre leurs laines à meilleur marché. Philippe II répondit que les circonstances le forçaient à prendre cette mesure. 11 aliéna les biens communaux d'un grand nombre de villages, au mépris des serments qu'il avait prêtés et qui s'opposaient à cette audacieuse violation des droits de ses sujets. Il vendit des commanderies^ des titres de noblesse , des places de régidors et d^alcades , malgré les réclamations des certes. Il ne recula pas même devant l'attentat le plus grand à la propriété privée : en 4 556, il fit saisir tout l'argent que les iriarchands de Séville rapportaient des Indes. Il leur assigna, il est vrai, des rentes onjuros sur les revenus de l'Ëtat, mais il n'en fit pas moins éprouver une perte considérable à ceux qu'il dépouillait et à leurs créanciers. Pendant quatre années consécutives , il eut recours à cet expédient ruineux. Enfin en 1 560, il déclara qu'à l'avenir il n'userait plus de ce moyen ^.
i . Nueva Recopilacion, Ub. IX, Ut. 34, ley 1. 2. Hauke,p.391.