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CHAPITRE PREMIER

LE DSOX MAI

I^ Junte laiatée à Madrid par Ferdinand. — Mural l'effraie et raïaure l'Eaipercur. — Arrivée ite M. de la PoreM, le nouvel ambaMadaur. — SurexcilalioD ia peuple de Madrid. — Le 1" mai. — Menaçai de Murat. — Dos lie Mayo ; l'en lé veinent de dan FraocUco; le combat de l'Araenal; lei chargea de' cavalerie ; la commiiaion militaire. — Lea morla.

Émolion produite )t Bayonne. — - Lea ordrea contradictoire! de PerdinaDd, — La leèDC du 5 mai. — ITliimatum de Napoléon. — Le prince dea Aituriea • abdique ■ (6 mai). — Il abandoune aea droiu (10 mai). — La couronne d'Eipagac donnée jl l'Empereur. — Lea n compeniationa > : Cfaambord et ail millioaa. — Héceptiona de Marrac, — Départ de la famille royale. — La miiaioD de Talteyrand à Valenijay.

Sonlèvemeot patriotique de l'Espagne. — PoiitioD difficile de Murat; il joue au iDuverain ; aea eapérancea, aa déception, — Lea diamanta de la couroQDe d'Eapagne. — Ordrea, reprochée de l'Empereur, — Sa proctamalioQ aux EapagDola (S5 mai). — Maladie de Mural. — Miaaion de Savary. — Retour de Murat, nommé roi de Naplei (7 juillet.)

Ferdinaad avait adroitement affermi sa puissance en laissant derrière lui une sorte de représentation : O'Farrill, Azanza, Gil de Lemos, don Sébastien Piiiuela, ministres de la guerre, des Baances, de la marine et de la justice; pour la

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forme, le préBident était son oncle don Aotooio de Bourbon, le prince le plus nul et le plus borné. Mural arait d'abord souri de ce Conseil ; il fut obligé de le compter pour quelque chose, car il figurait le gouvernement espagnol et derrière lui se rangeait tout Madrid. Comprenant ô merveille l'impossibilité d'une résistance de vive force, les membres de cette junte usèrent d'atermoiements : sans repousser aucune demande, ils répondaient invariablement qu'ils allaient en référer à Ferdinand; pressés, ils alléguaient une coutume contraire, invoquaient une loi opposée; longueurs qui coûtaient aussi peu à leurs habitudes de paresse méridionale et à leur fiegme castillan qu'elles énervaient le Gascon ardent et bruyant qu'était Murât.

Dévorantses mécomptes journaliers, il inventait des 'dérivatifs « très particuliers : •• M. de La Poregt va essayer de convertir O'Parrill; Reille veut bien se charger de convertir sa femme, qui est une maîtresse femme et qui mène complètement son mari. » — • J'ai promis des bals aux femmes pour la semaine prochaine et je ferai donner un combat de taureaux dont je paierai les frais... Je ferai aussi donner un feu d'artifice... Enfin, je veux me ruiner, mais jamais argent ne sera mieux dépensé, si j'ai le bonheur de réussir à remplir les intentions de Votre Majesté. >> Il avoue ne pouvoir ■ s'en tirer» avec 100,000 francs par mois, et demande un crédit pour des sommes qu'il remboursera ■ si Sa Majesté l'exige » . C'est avec celte bonhomie matoise, qui désarme le bUme, que le Grand-Duc comprenait la direction d'une nation irritée, ulcérée, brûlant de vengeance.

Il était à peu près livré à ses propres forces : l'bomme habile envoyé pour remplacer Beauharnais, La Forest, venait bien d'arriver, mais mal au courant des hommes et des choses (l).

(1) L> Forut «nin la 8 ivriliMadridi BMolitrntû parut le 17. — Reaé-

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