‹ L'Espagne et Napoléon (volume 2)Chapitre 24 sur 78 · S) AF IT · texte numérisé non relu

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détaillé, meDtioDDèreat les obserrationg présentées. L'Empereur ordonna des modifications importantes. On consulta d'Azanza et d'Urquijo, à Bayonne même; puis, les premiers notables étant arrivés, on les réunit en une commission préparatoire dont les observations donnèrent lieu à de nouveaux changements- Ces précautions, prises pour donner au projet de statut le caractère le plus propre aux habitudes, aux mœurs, aux opinions de l'Espagne, avaient eu aussi pour objet d'éviter des discussions pénibles sur des points que des observations presque confidentielles pouvaient déterminer à écarter. Le projet était donc déjà parvenu à un certain degré de maturité lorsque la Junte s'est ouverte. On l'a feit imprimer et il a été distribué à tous les membres qui ont été invités à donner leur opinion par écrit sans préjudicc de la discussion dans l'Assemblée. Les opinions, soit écrites, soit verbales, ont été recueillies par une commission qui a fait un relevé cx&ct et détaillé de toutes les observations. Ce relevé ayant été mis sous les yeux de S. M. a donné encore lieu à des changements importants. Mais alors S. M. a dû croire que le projet se rapprochait le plus possible des véritables besoins de l'Espagne et des vœux de ses représentants. Elle a revêtu de sa signature la pièce ci-jointe.

Viciée dans son principe, disparate dans sa forme, la Constitution, excellente sur le papier, fut nulle dans ses conséquences. De l'autre côté des Pyrénées elle ne reçut de publicité que dans l'officieuse Cazette de Madrid; il est superflu d'ajouter qu'elle n'eut jamais d'application, sur les neuf dixièmes parties du territoire elle demeura encore moins méconnue qu'inconnue; sous la protection de nos baïonnettes, çà et là et pour quelques jours, on la tint pour mise en vigueur, mais on cherche en vain derrière elle un résultat économique ou une conséquence sociale; elle n'a pas eu le pouvoir d'abroger une loi, ni la posgibifité d'affaiblir une coutume. La trace la moins éphémère qu'elle ait (ans doute laissée est la médaille que d'Azanza proposa de

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