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la flic, y sos menda quejesa or sos te buchare de ler pinrés ! « Que mes yéux te voient suspendu au gibet, et que ce soit moi qui te tire par les pieds! » — Ysos ler bengorros te liqueren on drupo y orchi balogando a or casinobé! « Et que les diables te transportent en corps et en Ame jusqu’à l'enfer! » Il est une autre ma/dicion gitana, parodie de celle qu'on vient de lire :
Déte Dios, si te casas, el infierno De suegra y de cuñado; y si te ausentas De viajar con chicos y en invierno !
« Dieu veuille, situ te maries, que tu trouves l'enfer entre une belle-mère et un beau-père, et si tu tabsentes, puisses-tu voyager l'hiver avec des enfants ! »
On sait que de tout temps les bohémiennes ont passé pour très-habiles dans l’art de lire l'avenir dans les mains :
# Dadme las palmas, Y os diré los secretos De vuestras almas.
« Donnez-moi vos mains, et je vous dirai les secrets de vos âmes. »
Les jeunes Gitanas excellent souvent à chanter les airs andalous en s’accompagnant sur la guitare; quelques-unes sont, dans leur genre, des virtuoses remarquables, et nous ne manquions Jamais une occasion de les entendre. Leurs danses sont également très-originales, et nous n’oublierons pas de les mentionner quand nous passerons en revue les danses espagnoles, car rien n’est plus curieux à voir qu'un baile de Gitanos.
É LOGE AU TEATRO PRINCIPAL, À SÉVILLE (page 352).
LE BOLERO (page 396).
Ancienneté de la danse en Espagne. — Martial et les pucllæ gaditanæ. — Les crotalia et les castañuelas. — Un traité sur les castagnettes : la Crotalogéa. — Le pandero. — La pavane d’Espagne ; Catherine de Médicis et Marguerite de Navarre. — Le paspié, le pasacalle et les foléas. — La zarabanda ; opinion du P. Mariana ; la sarabande à la cour d'Espagne et à celle de France. — La danza de espadas. — Anciennes danses arabes. — Les danzas habladas. — Le fandango. — Une academia de baile ; les bailes de palillos. — Les boleras robadas et le jaleo de Jerez. — Un violoniste improvisé. — L'Anglais et le durillo. — Un baïle de candil au faubourg de Triana. — Les cantadores. — Le polo. — Une tonada. — Un souper dans une taverne de Gitanos. — Les caleseras de Cédiz ; les rondeñas, malagueñas, et autres chansons andalouses. — La caña. — Le zapateado à la foire de Séville. — Le wito sevillano ; un pas dansé sur une table ; türar la caña. — El ole gaditano ; la fin du poëte Des Yveteaux. — Supériorité de Séville pour les danses andalouses, — Les fiestas de baile et les anciennes romances. — Le bolero. — Les danses nationales et les anciennes gravures espagnoles.
Plusieurs auteurs latins se sont plu à célébrer les grâces et l’habileté des danseuses espagnoles. Martial, qui était Espagnol, n'oublie pas dans ses épigrammes celles de Cadiz, célèbres dans le monde entier, et si recherchées à Rome. Les élégants de la grande ville se plaisaient, dit-il, à fredonner les chansons de la folâtre Cadix, — jocosæ Gades, — ville très-corrompue, si nous en croyons le poëte de Bilbilis, qui vante la grâce de Telethusa, une danseuse fort à la mode de son temps. Plus loin, Martial décrit en deux vers, qui sont absolument intraduisibles, car
…. le lecteur français veut être respecté,
Stabone et Lu due Le 7e De à l'habileté ms pud, que "As Gaditanes. Ces
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4 danses. de l antique Gades, qu'un auteur allemand appelle la « poésie de la volupté » (die Poesie
der Wollust), sont peut-être celles que nous voyons représentées sur certains monuments de l'époque romaine. On a même prétendu que la fameuse Vénus Callipyge n’était que la reproduction exacte d’une danseuse gaditane célèbre à Rome, probablement l'image de Telethusa, la ballerine chantée par Martial. Le chanoine Salazar, qui vivait au dix-septième siècle, affirme dans ses Grandezas de Cédix que les danses andalouses n'étaient autres que celles si célèbres dans l'antiquité. Le P. Marti, doyen d’Alicante, connaissait à fond les danses à la mode de son temps à Cadiz, et qu’il appelait délices gaditanes, — delicias gaditanas : si nous l'en croyons, c'étaient bien aussi les danses anciennes, mais très-perfectionnées. D’autres savants non moins graves ont daigné s'occuper, même en latin, des danses espagnoles, et étudier les rapports qu’elles pouvaient offrir avec celles qui passionnaient tant les Romains; c'est ainsi qu'ils ont retrouvé dans la crissatura le fameux meneo ; le lactisma n’était autre que le zapateado, dont le nom indique que la danseuse frappe le sol du pied, ou bien le faconeo, où des coups de talon, appliqués en cadence, servent à marquer la mesure; et ainsi de suite, car nous n’en finirions pas si nous voulions entrer dans les détails techniques, sur lesquels cependant de graves théologiens n’ont pas dédaigné de s’appesantir. Une particularité qui montre combien les danses d'aujourd'hui offrent de rapport avec les anciennes danses gaditanes, c’est l'usage des castagnettes qui s’est perpétué, sans beaucoup de changements, pendant près de deux mille ans. De nos jours, comme autrefois, les castagnettes font essentiellement partie de la danse, surtout de la danse populaire ; car les castañuelas sont assurément une des cosas de España, — une des choses espagnoles par excellence. C’est à ce point qu'un de nos vaudevillistes à fait adresser par un de ses personnages cette interpellation à un hidalgo dont la nationalité est mise en doute : « Vous êtes Espagnol? Montrez-moi vos castagnettes ! » Ce n’était pas, du reste, la première fois qu'on osait tourner en ridicule cet instru ment bavard et bruyant : un voyageur hollandais du dix-septième siècle nous apprend que les Espagnols avaient déjà une prédilection marquée pour les castagnettes : «Ils sont extrêmement amoureux, dit-il, de jouer d'un instrument qu'ils appellent castañetas, et qui ressemble fort aux cliquettes des gueux de nostre pays, n'estimant pas d'harmonie plus douce. » Les crotalia des anciens étaient, sauf très-peu de différence, le même instrument: il est vrai que les crotalia étaient plus souvent en bronze, mais on en faisait aussi en bois. Il paraît que les dames romaines, au Lemps de Trajan, se plaisaient à en jouer; elles arrivaient même à un luxe tellement insensé, qu'elles choisissaient, pour les faire fabriquer, des perles d’une grosseur extraordinaire, et de la forme d’une amande. C’est Pline le Jeune qui nous l’apprend : « Elles les perçaient, dit-11, dans la partie supérieure, de manière à pouvoir les suspendre à leurs doigts et à leurs oreilles, et trouvaient un grand plaisir à entendre le son que rendaient les perles en se heurtant; elles appelaient ce passe-temps faire des crotales, — facere crotalia. » Que diraient de cette fantaisie les boleras de Séville, de Cadiz ou de Malaga, qui croient avoir atteint le dernier degré du luxe quand elles ont ajouté un cordon de soie, orné de quelques fils d’or et d'argent, à leurs modestes castagnettes d'ivoire ou de bois de granadillo ?
Un auteur espagnol du siècle dernier déplore la fécondité de ses compatriotes, qui se mêlaient d'écrire sur tous les sujets, jusque sur les castagnettes, — Hasta de las castañuelas! s'écrie-t-il
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ni 0 accompagner er qui dr de En A nole, e is abrégeons le titre, qui remplit à lui seul près d’une page. I auteur de ( cet ou vrage didactique se nomme e/ Licenciado Francisco Agustin Florencio, et, le crofrait-on? soû œuvre eut cinq éditions successives. Il paraît que le succès de la crotalagit empêchait de dormir un certain Juanito Lopez Polinario, car ce personnage attaqua le Licencrado dans une brochure intitulée : Znpugnacion literaria, etc. (Combat littéraire). Mais l’auteur qui nous paraît mériter la palme, € est don Alejandro Moya : cet écrivain, voyant les castagnettes injustement attaquées, les vengea noblement dans un livre qui porte le titre d'Æ7 triunfo de las castañuelas, o Mi viaje à Crotalopolis. Le licencié Florencio, dans la préface de son ouvrage satirique, commence par parler, à propos de castagnettes, de Christophe Colomb et de Galilée ; puis, rentrant enfin dans son sujet, il témoigne le regret que personne, avant lui, n’ait seulement noirei quatre pages de papier sur cet intéressant sujet, et il exprime le désir que son livre soit aussi utile aux Perimetros et aux Petimetras (petits-maîtres et petites-maîtresses), qu'aux Manolos et aux Manolas, aux Majos et aux Majas, c’est-à-dire aux gens du peuple. L'auteur continue en exposant les règles qu'on doit suivre pour accorder son instrument favori avec la guitare, et l'accommoder au rhythme du 4olero et du génie des seguidillas ; puis il cite une joueuse de castagnettes célèbre, Copa Syrisca. chantée par Virgile, et qui était également habile dans l’art d’agiter son corps gracieux aux sons répétés des crotales. Enfin, il annonce une manière nouvelle et complétement médite de fabriquer des castagnettes de son invention, qui peuvent former les accords de tierce, de quarte, de quinte, etc., et recommande bien d'observer ce qu'il appelle les froës unatés crotalogiques, savoir : l'unité d'action, de temps et de lieu. N'oublions pas la distinction des castagnettes en mâles et femelles, machos y hembras ; naturellement le macho a la voix plus grave, et le son de la Lembra est plus clair. Un bon Joueur de castagnettes doit suivre exactement tous les mouvements du corps, des bras et des jambes ; c'est ce que l’auteur démontre en s'appuyant sur Aristote. Enfin, persuadé d'avance du succès que doivent obtenir son livre et son invention, il termine en priant ses lecteurs de danser à sa santé quatre seguidillas boleras.
Il est à regretter que le profond auteur de la Crotalogia n'ait pas daigné exercer sa plume savante sur un autre instrument, égal en ancienneté : nous voulons parler du tambour de basque, appelé par les Espagnols e/ pandero ou la pandereta, et qui n’est que le Zympanum des anciens, tel qu'on le voit entre les mains d’un des personnages comiques représentés dans la mosaïque si connue du musée de Naples. Comme le /æmburello, cher aux Minenti de Rome et aux Jeunes filles napolitaines, la pandereta espagnole est ornée de peintures d'une grande naïveté, représentant ordinairement un Majo et une Maja qui dansent la Malaqgueña del torero, le Jaleo de Jerez, ou quelque autre pas andalou. Des nœuds de rubans, — moñas, — viennent encore rehausser l'éclat général, et quelques lames rondes de métal, — sonajillas, — placées dans les intervalles du bois, ajoutent leur cliquetis strident au ronflement sourd que produit le doigt du virtuose en frôlant le parchemin bariolé. Il n°y a pas de fête populaire, pas de réjouissances publiques, où la pandereta ne signale bruyamment sa présence; elle joue même son rôle dans certaines fêtes religieuses, comme la veille de Noël, par exemple, ou la veille de Saint-Jean, la ve/ada de san Juan, que Séville célèbre avec une gaieté si expansive.
Le pandero est done, comme les castagnettes, une des choses d'Espagne : aussi la langue espagnole est-elle d’une richesse remarquable en ce qui concerne les deux instruments favoris du peuple : par exemple, le mot castañuelas a plusieurs synonymes : castañetas et palillos ;
on dit même quelquefois simplement la /eña, — le bois. Viennent ensuite les mots castañetada,
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