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d cagneux et que ses genoux se h er , on dit: il j u’on veut parler d’une personne au caractère vif et enjoué, on la tte : — como una castañuela. Naturellement, la pandereta fournit aussi
espagnole : quand plusieurs de ces instruments forment un /uété, c'e
OI [ , & la t une panderada ;
le panderazo, c'est un coup donné avec le pandero ; panderetero est un mot qui s'applique aussi
bien à celui qui en joue qu’à celui qui en fabrique; pandereteo, qui signifie l’action de jouer du
tambour de basque, s'emploie également pour une fête au son du pandero, et panderetear est le
verbe qui en dérive naturellement. L'Espagne, si riche en proverbes, en à emprunté un bon nombre à cet instrument : le sot qui parle beaucoup pour ne rien dire, c’est un pandero. Est el pandero en manos que lo sabrän bien tocar, est une locution proverbiale qui veut dire qu'on peut avoir confiance en la personne chargée d’une entreprise. | | |
No todo es vero Lo que suena el pandero,
dit encore un ancien refran espagnol, donnant à entendre qu'il ne faut pas croire à la légère tous
les bruits qui se répètent. HE Mais laissons de côté ces instruments favoris du peuple espagnol, pour dire quelques mots des danses nationales pendant le moyen âge, la Renaissance et les temps modernes.
Qu'étaient, à l’époque du moyen âge, les danses nationales d'Espagne? On ne sait que lrès-peu de chose à ce sujet. « Il est à présumer, dit le savant Jovellanos dans son Mémoire sur les divertissements publics, que l'exercice populaire par excellence se réfu gia dans les Asturies, à l’époque de l'invasion des Arabes. » Il est certain que les Juglares et les Trovadores espagnols du moyen âge composaient, entre autres poésies, des Baladas et des Danzas, et parmi les danses de cette époque, on peut en citer une, celle du Æey don Alonzo el Bueno, qui devait probablement exister du temps de ce prince, c’est-à-dire au douzième siècle. On peut encore citer, parmi les danses les plus anciennes, le Turdion, dans laquelle on se livrait à de nombreusse contorsions. C’est très-probablement dans ce mot qu'il faut chercher l'étymologie du mot français lordion, qu'on retrouve si souvent dans Brantôme. Il y avait encore la Gébadina, dont le nom signifie à peu près la danse des bossus, le Péedegibao, où littéralement Pied de bossu, et la A/emanda, qui était sans doute originaire d'Allemagne. Lope de Vega se plaint, dans sa comédie La Dorotea, de les voir tomber peu à peu en désuétude, ainsi que plusieurs autres danses anciennes.
La Pavana était un pas noble et grave, qui se répandit en France et en Italie, où son succès dura longtemps. Son nom vient évidemment du mot pavo, parce que les danseurs « faisaient la roue l'un devant l’autre comme des paons avec leurs queues. » « La Pavana, dit un auteur espagnol, imite les attitudes du paon royal, qui va se balancant en faisant la roue. » On a cependant attribué à cette danse une origine italienne : elle serait originaire de Padoue, et son nom serait la contraction de Padovana (Padouane). On dit que Catherine de Médicis excellait à danser la. pavane d Espagne, et qu'elle la perfectionna en la rendant plus gracieuse et plus vive. Les seigneurs de son temps portaient, en la dansant, le manteau court sur l'épaule et la longue rapière au côté, ce qui donnait à leur démarche une aisance particulière. Les dames la dansaient en robes
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Le Paxpré, si connu en France au dix-septième siècle sous le nom de passe-pied, n’était autre qu’une variété de la pavane. Une autre danse espagnole qui devint très-célèbre au seizième siècle, c'est le Pusacalle, dont le nom signifie littéralement Passe-rue, ou promenade dans la rue:
ce pas fut appelé ainsi, parce que dans l’origine les jeunes gens le dansaient la nuit par les rues :
on finit plus tard par ne plus le danser qu’au théâtre. En Espagne, le succès du Pasacalle alla jusqu’au fanatisme; il en fut de même en Italie, où beaucoup de compositeurs exercèrent leur verve sur ce thème, et en France il eut aussi ses beaux jours sous le nom de Passacaille, qui n’est que le même mot prononcé à la manière espagnole. Les Fo/ias tirent leur nom d’un vieux mot espagnol synonyme du français fulie. Quelques-uns prétendent que cette danse est originaire du Por-
tugal; mais il est certain qu’elle était très-anciennement connue en Espagne. I! paraît que c'était une des plus gracieuses danses qu'on pût voir; quelquefois on la dansait seul, quelquefois aussi à deux, avec les castagnettes au doigt et au son des flûtes; le mouvement était tantôt lent et grave, tantôt animé et rapide. On rapporte que Pierre [°', roi de Portugal, aimait les Folias avec tant de passion « qu'il passait souvent des nuits entières à les danser avec ses enfants et les personnes qu'il daignait honorer de son assez farouche amitié. » On a fait au dix-septième siècle, tant en France qu'en Italie, de nombreuses variations sur le motif bien connu des Folies d'Espagne. Les Folias se dansaient encore dans les théâtres au siècle dernier, mais tellement défigurées, à ce que prétend un puriste du temps, qu'elles méritaient à peine leur nom. Quant à la Chacona, elle fut sans doute appelée ainsi à cause de son inventeur.
Au seizième siècle, on faisait en Espagne une distinction entre les Danzas et les Bayles ; c'est ce que nous apprend Gonzalez de Salas, un érudit qui a écrit sur la musique espagnole : les Dansas étaient des pas graves et mesurés, où les jambes seules jouaient un rôle ; les Bayles, au contraire, admettaient des gestes plus libres des bras et des jambes, et une plus grande désinvolture du corps. Quelques-uns des Bayles, c'est-à-dire des danses légères, arrivaient parfois, à ce qu'il paraît, jusqu’à l’inconvenance ; on leur donnait aussi le nom de Bayles picarescos, où danses picaresques, du mot picaro, — vaurien. Parmi les danses de ce genre, on en cite une qu'on appelait e/ Escarraman, et qui eut son moment de succès; mais aucune ne fit tant de bruit que la fameuse sarabande, nommée par Cervantès la danse infernale, et par le P. Mariana de la Zarabanda el pestifero bayle. Le célèbre historien, pour justifier son épithète, prétend que cette danse à causé à elle seule plus de maux que la peste. Voici comment il s'exprime dans son livre Le spectaculis : «Parmi plusieurs bayles qui ont paru dans ces derniers temps, il en est un accompagné de chant, extrêmement licencieux dans les paroles et dans les mouvements : ..… on l'appelle communément la Zarabanda ; et malgré les diverses opinions qu'on met en avant, personne ne connait exactement son origine. Mais ce qui est bien certain, c’est que cette danse a été inventée
en Espagne. » Plusieurs écrivains espagnols du seizième siècle ont publié des dissertations sur
l'origine de la sarabande : il paraît que c’est en 1588 qu'elle fit son apparition. L'on prétend que c'est à Séville qu'elle fut exécutée pour la première fois, par une baladine andalouse qu'un historien DAnpelle un démon de femme, — un demonio de mujer.
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voyons € anna nat qu'ils M se ete sur ie nn ns lépipas. de la sarabande. C’est pourquoi, ajoute-t-l, je soutiens qu’une pareille danse devrait être défendue au théâtre, et qu'on devrait aussi défendre de l’apprendre et de la danser au de- | hors. » En 1603, parut à Cuenca un curieux imprimé sous le titre de : Relacion muy graciosa que trata de la vida y muerte que hiz6 la Z'arabanda, mujer que fué de Anton Pintado, y las mandas que hizo à todos aquellos de su Jaez y camarade. y como sahÔ desterrada de la corte, y de aquella pesadumbre muri6. Cette très-gracieuse relation de la vie et de la mort de dame Sarabande est une satire contre le nouveau pas à la mode, qui avait été, comme dit le titre, exilé de la cour, et en était mort de chagrin. A la suite de cette pièce est insérée une ordonnance royale qui défend de danser la sarabande. Comme on le voit, jamais l'apparition d’une danse ne déchaîna autant d’anathèmes, de colères et de tempêtes.
L'étymologie du mot sarabande a donné de la tablature aux savants. Ménage prétend qu'il vient d'un instrument qui servait à accompagner les coplas de Sarabanda ; Daniel Huet, le célèbre évêque d’Avranches, le fait dériver des Sirventes du moyen âge; Covarrubias prétend, dans son
Trésor de la langue castillane, qu'il est emprunté au mot hébreu zara, qui signifie marcher en
tournant, parce que, dit-il, la femme qui exécute la sarabande se dirige tantôt d’un côté, tantôt d'un autre, et va contournant le théâtre en tous sens, jusqu’à ce qu’elle ait obligé, pour ainsi dire, les spectateurs à imiter ses mouvements, à quitter leur place et à se mettre à danser aussi. D'autres encore prétendent que la sarabande tire son nom du persan serbend, ou de la ville de Samarcande ; le chanoine Fernandez de Cordova, sans se prononcer sur cette grave question, affirme que la sarabande n’est autre que la fameuse danse des anciennes Gaditanes ressuscitée, et arrangée suivant le goût moderne ; il pense que la chacone doit avoir la même origine.
La sarabande, sauf de rares exceptions, n’était dansée que par des femmes : il n’en était pas demême de la chaconne. Cervantès, dans sa nouvelle intitulée : /a lustre Fregona (\'IHlustre Laveuse de vaisselle), nous donne une idée de cette danse, qui était exécutée par plusieurs couples composés chacun d’un homme et d’une femme. La sarabande se dansait le plus souvent au son de la guitare, comme les danses andalouses d'aujourd'hui. Cet instrument était très-répandu en Espagne au seizième siècle. « Maintenant, dit Covarrubias, on en joue si facilement, surtout quand il s'agit d'exécuter le rasgado, qu'il n°y à pas un garçon d'écurie qui ne soit un virtuose sur la guitare. » D’autres instruments, tels que les flûtes et les harpes, se mêlaient assez souvent à la guitare et accompagnaient le chant en même temps que la danse. Il y avait des batlarinas assez habiles pour danser en même temps qu'elles chantaient des coplas de Zabaranda, tout en s'accom= pagnant sur la guitare : celles-là, assure Gonzalez de Salas, obtenaient un succès tout particulier. Les chants qui accompagnaient la sarabande portaient des noms différents, tels que Jdcaras, Letrèllas, Romances, Villancicos, etc. poésies populaires dont un assez bon nombre est parvenu jusqu'à nous. Malgré toutes les tempêtes qu'elle avait soulevées, la Zarabanda avait, à ce qu'il parait, la vie assez dure, car nous la retrouvons encore très-florissante une centame d'années après son apparition : c'est madame d’Aulnoy qui nous l’apprend. «Les entr'actes étoient mêlés de danses au son des harpes et des guitares. Les comédiennes avoient des castagnettes et un petit chapeau sur la tête. C'est la coutume quand elles dansent, et lorsque c’est /« Sarabande, 1 ne semble pas qu'elles marchent, tant elles coulent légèrement. Leur manière est toute différente de la nôtre ; elles donnent trop de mouvement à leurs bras, et passent souvent la main sur leur chapeau et sur leur visage avec une certaine grâce qui plaît assez. Elles jouent admirablement bien des castagnettes. » Il paraît qu'on aimait beaucoup la danse à la cour d'Espagne : madame d’Aulnoy
GAUCHARL.
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