THEATRE
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une ‘re avec la princesse de Conti, « de si one grâce, dit un auteur du Ra. qu “ils s’attirèrent l'admiration de toute la cour. » |
La sarabande donna naissance à une quantité d’autres danses, qui obtinrent plus ou moins de succès : nous avons déjà parlé de l'£scarruman et de la Chacona ; citons encore parmi les danses picaresques, lus Gumbetus, el Pollo, la Japonu, el Rastrojo, la Gorrona, la Pipérondu, el Hermano Bartolo, el Polrillo, la Perra Mora, el Gurigurigay, el Anton Colorado. Nommons aussi e/ Cunario, la Gira, la Danza prima, el Bizarro, la Paisana, la Gal'arda, la Palmadica, la Guaracha. el Zapatcado, etc. Ces dernières danses s’éloignaient davantage de la sarabande : le Canario. suivant Pellicer, était à peu près la même danse que la Guaracha et le Zapateado ; dans ces trois danses, les mouvements des pieds, qui étaient extrèmement vifs, jouaient le rôle principal. Le Canario, comme l'indique son nom, était sans doute originaire des îles Canaries ; Thoinot Arbeau (Jehan Tabourot), que nous avons déjà cité, donne la description de cette danse dans sa curieuse Orchésographie. La Gira peut compter parmi les danses les plus anciennes : une personne se plaçait au milieu d'un cercle qu’on tracait sur le sol, et dont elle devait faire vivement le tour sans en sortir ; la difficulté consistait à jouer en même temps avec des épées, à tenir des plats en équilibre ; quelquefois même le danseur devait garder sur son front un verre plein d'eau sans en répandre une seule goutte ; le tout en dansant sur une seule jambe : l’autre jambe, dit Antonio Cairon, devait rester en l'air, et le danseur s'en servait comme d’une rame pour tourner sur luimême. La Danza prima est également une des danses les plus anciennes ; on-la dansait en rond, en se tenant par les mains et en chantant ; elle s’est conservée parmi les Asturiens et les Galiciens. ET Bizarro, originaire du royaume de Grenade, fut, dit-on, le prototype d’une danse qui obtint plus tard un succès extraordinaire, le fameux Fandango. Quant à la Paisana et à la Gallarda, la première était, comme son nom l'indique, une danse villageoise, et les mouvements en étaient des plus simples ; la Gallarda devait son nom à sa vivacité. Il y avait encore /e Villuno, ou la danse du Vilain, qu’on exécutait en frappant alternativement ses mains l’une contre l’autre et contre ses . pieds. Dans la Pa/madica, chaque danseuse élevait en l'air sa main ouverte, et le danseur frappait une palmada dans la main de celle qu'il choisissait pour sa partenaire.
Une danse assez curieuse, fort en vogue dans les Castilles au temps de Cervantès, c’est la Danza de Espadas, la danse des épées. Covarrubias nous donne la description de ce pas guerrier : les
danseurs portaient des gregescos de lienzo, espèce de caleçons de toile très-larges, et entouraient
leur tête d'un mouchoir roulé. Chacun d'eux tenait à la main une espada blanca, une épée blanche, c'est-à-dire bien affilée ; après avoir fait toutes sortes de tours et de détours, ils arrivaient à une mudanza où figure qu’on appelait la degollada, — la décollation : alors chaque danseur dirigeait son épée vers le cou de celui qui conduisait la danse, et, au moment où l’on aurait cru qu'ils allaient lui trancher la tête, celui-ci, par un mouvement rapide, baissait le cou et leur échappait subitement. Cervantès a décrit cette danse : «On vit entrer plusieurs chœurs de danses de différents genres, notamment une troupe de danseurs à l'épée, composée de vingt-quatre jeunes gars de bonne mine, tous vêtus de fine toile blanche, et coiffés de mouchoirs de soie de différentes cou-
leurs. Is avaient pour chef un jeune homme agile, auquel un des laboureurs demanda si quelquesuns des danseurs s'étaient blessés : « Aucun jusqu'à présent, grâce à Dieu, répondit le chef des «danseurs : nous sommes tous sains et saufs. » Aussitôt il se mit à former une mêlée avec ses compagnons, faisant mille évolutions, et avec tant d'adresse, que Don Quichotte, tout habitué qu'il fût aux danses de ce genre, convint qu'il n’en avait Jamais vu de mieux exécutée. » La danse
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