LA DANZA PRIMA; LA GALLEGADA
La danse de la Tarasque, si populaire dans le midi de la France, et qui remonte chez nous au moyen âge, n’est pas moins ancienne en Espagne, où elle est encore en usage. Quevedo en fait mention, et Cervantès, dans son Vrage al Parnaso, dépeint le monstre avec son ventre énorme et son cou démesuré. En 1837, dans les fêtes données pour célébrer la promulgation de la Consuitucion, on vit figurer la danse de la Tarasca ; l'animal fantastique, représenté sous la forme d’un dragon, ouvrait une gueule énorme, et des hommes cachés à l’intérieur faisaient claquer ses dents avec un grand bruit. Sur le dos de la Tarasca était assis un mannequin habillé en femme, auquel
le peuple donnait, on ne sait trop à quel propos, le nom d’Aña Bolena.
Ainsi que Barcelone, Tolède avait aussi ses Gigantones, géants de huit à dix mètres de haut, qui figuraient, iln°”y a pas longtemps encore, en tête des processions de la Fête-Dieu. Cette coutume, qui entraînait de nombreux abus, a été abolie, mais nous avons vu à Tolède des Gigantones relégués, en compagnie de la Tarasca, dans une des salles basses du cloître de la cathédrale.
La Danza prima, en usage dans les Asturies, est très-ancienne comme l'indique son nom; elle remonte, suivant un auteur asturien, à l’époque des rois goths. On voit souvent cette danse représentée dans les gravures grossières qui se vendent par les rues, avec cette naïve légende :
Gran circo los Asturianos Forman y cantan ufanos.
« Les Asturiens forment un grand rond, et chantent joyeusement. »
En effet la Danza prima, telle que nous l'avons vue à Oviedo et dans d’autres endroits des Asturies et de la Galice, se compose de grands cercles formés par des jeunes gens et des Jeunes filles qui se tiennent par la
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