SANTERO ANDALOU (ENVIRONS D'ECIJA
rs Isis a refusa ne s'attirer des injures de leur part, q ( vble nel. A CNE station de Pal le ti pu oc
kB La voie continue à suivre, presque sans AT DENN ï rive Hrofies ra. rene iles H vastes plaines qui s'étendent à l'horizon sont couvertes. de palmitos où palmiers nains, c’està-dire presque incultes ; les racines de cette plante sont tellement difficiles à extirper, que les
agriculteurs ne parviennent qu'avec la plus grande difficulté à défricher les terrains qui en sont infestés. Avant l'achèvement du chemin de fer, les diligences qui faisaient le trajet entre Séville et Cordoue traversaient ces solitudes; souvent la poussière y était tellement épaisse, que les, roues des voitures enfonçaient presque Jusqu'au moyeu, et nous nous souvenons que plus d'une fois dix ou douze mules vigoureuses eurent peine, malgré les cris, les coups de bâton et les pierres du zagal, à faire sortir notre véhicule de cet océan de sable. Peu de temps après avoir quitté Palma, nous aperçûmes sur notre gauche un rocher à pic surmonté d’une haute tour carrée dominant une forteresse du moyen âge. C'était l’ancien château arabe d’Almodovar del rio, poste avancé de Cordoue, et dont le nom sonore convient on ne peut mieux à une ruime aussi pittoresque. Suivant la tradition populaire, c’est dans le château d’Almodovar que Pierre le Cruel cachait ses trésors, lorsqu'il partait pour ses expéditions guerrières. Une demiheure après, le train s’arrêtait dans une gare de chemin de fer qui ressemble à toutes les gares possibles, et les emplovés criaient : Cérdoba ! Cérdoba! Veinte minutos ! C’est ainsi que nous fimes notre entrée dans l’ancienne capitale des Khalifes d'Occident.
I n'est guère de ville qui puisse s’enorgueillir d'un passé plus glorieux que Cordoue. Son histoire remonte si haut, qu'on ignore jusqu'à l’étymologie de son nom; il est certain qu’elle existait longtemps avant Jésus-Christ : Silius Italicus la mentionne dans son poëme sur la seconde guerre punique, parmi les villes qui fournirent des secours à Annibal : 1)
Nec decus auriferæ cessavit Corduba terriæ.
Martial parle aussi de l'ancienne Cordoue, dont il cite les #apeta où pressoirs à huile. Les environs produisaient autrefois, dit-on, autant d'huile que toute l’Andalousie. Cette ville, qui avait été augmentée d'une manière notable dès l'an de Rome 585, fut la première d’Espagne à laquelle les Romains donnèrent le titre et les priviléges de colonie romaine. De plus, elle reçut le nom de Patricia, parce qu'un grand nombre de familles patriciennes sans fortune étaient venues sy établir. Aujourd'hui encore, la cepa de Cérdoba — la souche de Cordoue — est citée comme appartenant à /a sangre azul, où sang bleu, comme disent les Espagnols en parlant de la plus ancienne noblesse. De à sans doute le mot qu'on attribue à Gonzalve de Cordoue : « Il est peut-être d'autres villes où j'aimerais mieux vivre, mais il n’en est aucune où J'aimerais mieux être né, » La ville eut bientôt des temples, des théâtres, des amphithéâtres, et ne tarda pas à devenir célèbre par ses écoles. Parmi les personnages qui illustrèrent la facunda Corduba, — l’éloquente Cordoue — nous ne citerons que les plus connus : Lucain et les Sénèque. Plusieurs rois la choisirent pour leur séjour et y firent bâtir des édifices somptueux, notamment un palais dont les rois arabes firent plus tard leur résidence et dont on nous a montré