‹ L'EspagneChapitre 141 sur 287 · A TT , | DATI · texte numérisé non relu

A TT , | DATI

asser ouLrc . 1 1 4 quand Li V [ L £

« Je ne savais P

Rs qu Pi re connu en France. C'est un DO oc dx 1 lie du dix-hnitième siècle,

d'un très-grand nombre de figures, et où la patience a une part beaucoup plus large q que l’art. Un sculpteur de Cordoue, Pedro Duque Cornejo, y consacra dix ans de sa vie, comme 0 J'apprit une inscription gravée sur sa tombe. UE

Nous ne dirons rien des retables de bois sculpté, des CIM de fer frgére des chapelles surchargées de dorure, ni des tombeaux qui seraient ‘à leur place dans une église ordinaire, mais qui Jurent singulièrement avec la noble simplicité de l'architecture arabe. Une de ces chapelles, celle de Samte-Agnès, qui date de la fin du siècle dernier, est l’œuvre d’un sculpteur français, Michel Verdiguier, qui fut professeur à l’Académie de Marseille, et à qui on reproche d’avoir représenté la sainte dans une attitude peu décente. L’architecturé est également d’un Français, Balthasar Dreveton, « de qui nous fut expédié, dit Ponr, comme un grand architecte, et sans qu’on sache comment. |

Parmi les curiosités de la mosquée, il en est une que les guides ne manquent jamais de faire observer aux visiteurs : c'est une colonne sur laquelle se voit un christ très-grossièrement sculpté eu bas-relief, et à côté duquel brûle constamment une petite lampe. Suivant la tradition, c’est l'ouvrage d’un prisonnier chrétien enchaîné à la colonne par les Arabes, et qui exécuta ce travail avec son ongle, sans le secours d'aucun outil. — « Mais, dimes-nous à notre guide, en touchant de la main la colonne, ce marbre noir veiné de blanc est précisément de la qualité la plus dure, et nous avons bien de la peine à comprendre comment l’ongle d’un homme aurait pu

remplacer un ciseau d'acier. » Cette observation parut choquer si vivement notre homme, que.

nous nous empressâmes de nous rendre à son opinion, en lui disant que si nous nous étions permis une observation au sujet de la dureté du marbre, c'était simplement pour faire ressortir la bonté de la trempe de l’ongle du captif. Notre guide, s'étant radouci, nous fit remarquer cette inscription : Lo 26 el cautibo con la una, — « Fait par le captif avee son ongle. » Il nous fit aussi observer un bas-relief de marbre peint placé près de la colonne : cette sculpture, qui date du sezième siècle, représente le captif en prière, à genoux, les mains Jointes, la corde au cou et des chaines aux pieds. Le bas-relief est accompagné de cette inscription en vers latins, digne d'un élève de quatrième, et qui explique comment, « tandis que les mahométans célèbrent leurs

orgtes dans ce temple, le captif invoque la vraie divinité du Christ ; l’image qu'il a dans son cœur,

il la fixe à l'aide de son ongle sur le marbre le plus dur, et en même temps qu'il se rachète à l'avance, 1l acquiert ainsi l'auréole du martyre. »

« Hoc sua dum celebrat mahometicus orgia templo, « Caplivus Christi numina vera vocat ;

« El quem corde tenet rigido saxo ungue figurat, « Aureolam pro quo funcre peremptus habet, »

Une tombe incrustée dans le mur de la mosquée présente une singularité que nous n'avions jamais observée ailleurs : elle a la forme d'une malle, et est fermée par trois cadenas. Comment

le cadavre enfermé si soigneusement, se demande Théophile Gautier, fera-til au Jour du jugement dernier pour ouvrir les serrures de pierre de son cercueil, et comment en retrouvera-t-il

NL fl

Le

\ di ll |

Page 1