‹ L'EspagneChapitre 149 sur 287 · CHAP · texte numérisé non relu

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ur S’ urer que là men té “fession. Un voyageur du siècle dernier, Joseph fair ont raconte d'a d'un mendiant st qui demandait lune È 7

nue la faim les y Hit : «Entrez chez un cordonnier espagnol pour lui nn une paire de souliers, il commence par jeter un coup d'œil sur la planche : s’il y voit encore un.

pain, il vous saluera civilement, et vous pouvez aller ailleurs vous pourvoir de chaussures. » Écoutons un voyagour italien qui parcourait l'Espagne en 1755 : « Comme j'étais par Pa dans la boutique d’un libraire, un gueux vint à moi et me demanda l’aumône, mais avec une telle

arrogance qu'il semblait plutôt demander une chose qui lui était due, que Re un secours |

de charité. À la première fois, je fis semblant de ne pas m'en apercevoir, et.je continuai ma lecture. Devenu plus hardi par mon silence, il me dit qu'il y avait temps pour lire, et que je devais faire attention à ce qu'ildisait. Comme je tins ferme à ne pas le regarder, s’approchant de moi dun air insolent : « Ou me répondre, ajoutail, ou faire l'aumône ! »

Nous retrouverons à chaque pas, dans la Manche, le souvenir des héros de Cervantès. Si nous eu croyons un voyageur français du siècle dernier, il n'y avait pas de laboureur, de paysanne de, la contrée, qui ne connût très-bien don Quichotte et Sancho, et on retrouvait encore dans le canton les habits et les mœurs que Cervantès a si bien décrits dans son livre. Les habitants de la Manche, d'après Sancho, étaient une race irascible autant qu'estimable, et ils ne se laissaient chatouiller par personne. Cervantès les dépeint comme des gens aux allures de matamores, grands amateurs de coups de poing. Le portrait n’est pas flatteur ; mais que direz-vous de cette décima qui court les rues, et où la Manche, ainsi que ses habitants, sont assez maltraités ?

El que Ilegue à caminar

Por la Mancha con frecuencia,

Le enseñaran, sin falencia,

La horca äântes que el lugar :

No gustan de trabajar,

:s gente de poca espera,

Arman pronto una quimera ;

Y nunca de hambre se mueren, Puces son duenños, quando quieren, De lo que tienc qualquiera.

« A celui qui aura occasion de cheminer — Fréquemment à travers la Manche, — On montrera, sans manquer, — Le gibet plus tôt qu'un village : — Les Manchois n'aiment pas le travail, — [ls sont gens de peu de patience, — Prompts à entamer une querelle ; — Et jamais ils ne se laissent mourir de faim. — Car ils sont maîtres, dès qu'ils le veulent, +

De ce que possède le premier venu, »

Nous sommes portés à croire, d'après ce que nous avons vu ou entendu dire dans le pays,

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