‹ L'EspagneChapitre 189 sur 287 · IT IT · texte numérisé non relu

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— le érüloir, — chacun tenant le sien au bout de sa pique, et le capitaine portant celui du roi sur son bouclier. Le bûcher, au centre duquel on avait ménagé un escalier de pierre, avait soixante pieds en carré sur sept pieds de hauteur; la garde en fut confiée aux soldats de la Foi, qui mirent soigneusement à part le fagot du roi. Des processions eurent lieu la veille du grand jour; dans la soirée les criminels furent conduits dans la prison du saint-office. Vingt-trois d’entre eux avaient

été désignés comme 7elaxados, ce qui ne voulait pas dire qu'ils devaient être relächés, mais livrés au bras séculier. L'inquisiteur le plus ancien leur signifia leur sentence, après quoi, des biscuits, des confitures, du chocolat et diverses boissons furent mis à la disposition des malheureux. Enfin arriva le 30 juin. Dès cinq heures du matin ,ilsétaient habillés et avaient déjeuné. Tout était disposé sur la Plaza Mavor, et les places avaient été désignées dans le même ordre qu'au combat de taureaux par le duc de Frias, mayordomo mayor. La proces- SION se mit en marche dans l’ordre suivant, les soldats de Ja Foi et le clergé en tête :

Trente-six mannequins ou effigies de relarados morts en prison ou qui avaient pu s'échapper; à plusieurs de ces mannequins était Joint un cercueil contenant les os de celui qu'il représentait, Onze coupables admis à

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