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LA FERIA DE MADRID

au mois de septembre, sert d'emplacement à la Feria, qui attire une grande affluence de promeneurs. La foire de Madrid se tenait anciennement sur /« Plazuela de la Cebada, comme le montre un curieux tableau du Musée. Comme autrefois, la Feria présente le coup d'œil d'un assemblage de petites échoppes en planches où se vendent des étoffes à bon marché, des habits tout faits, des jouets d'enfants, de la /oza (faïence) valenciana, des cacharros ou poteries grossières, des merceries et d’autres menus objets. C'est un tableau pittoresque et plein d'animation : tous les petits vendedores des rues offrent, en eriant à qui mieux mieux, leurs marchandises aux promeneurs. C'est l'Aragonais, avec ses pêches |

orosses comme des oranges : & ocho cuartos Aragon, los maduritos! Ce sont les marchands de

AN D TON) 2 ZA buñuelos al uso de Andalucia, bei- (Re I 2e \ù A Ne AS HUUISY

onets qui s’annoncent de loin par leur odeur d'huile ; ici on pèse les señoras y caballeros à dos cuartos, et le tutilièmundi (optique) at-

tire les enfants ; plus loin, le #-ronero, debout devant une petite table, pèse dans sa balance le nougat d’Alicante et d’Aleoy ; la

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avellanera vante ses noisettes, et & fe ste | XII TS une vieille femme ses cacahuetes |A

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‘arachides ou pistaches de terre).

N'oublions pas le guitamanchas ‘dégraisseur ambulant), ni les marehands d’eau et de boissons glacées, et nous aurons un tableau assez exact de la foire de Madrid. On voit encore quelques étalages de bouquimistes et de

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marchands de tableaux qui ont toujours à vous offrir un Velaz-

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quez de contrebande, uw Muilloo ur NN ut Le * = — : 2 — SEE) ACCES Pr 4 LE tout frais ou quelque Goya fa- — TRS ES y

briqué par Lucas. Il v a aussi des boutiques de prenderos ou reven-

deurs, amas de vieilleries où l’amateur de curiosités cherchera en vain quelque bonne décou-

verte. MARCHANDE DE CACAHUETES, A MADRID.

En revenant sur nos pas, nous longerons la grille du Jardin Botdnico, et, après avoir laissé derrière nous le Musée et le monument du Dos de Mayo, nous monterons une large allée qui conduit aux jardins du Buen Rettro. Ces jardins, dont le nom signifie littéralement Ge/le retraite, datent du règne de* Philippe IV; le comte-duc d’Olivarès y avait fait bâtir un palais que Samt-Simon trouvait aussi magnifique, plus grand et plus agréable que l’ancien palais de Madrid. « Rien, ajoute-t-il, ne ressemble tant, de tout point, à son parterre en face du palais, que celui

du Luxembourg, à Paris : mêmes formes, mêmes terrasses, même contour et mème tour de fontaine et de jet d’eau. » Le palais fut brûlé en 1734, et ce qu'il ya de plus regrettable dans cet incendie, c’est que bon nombre de tableaux, notamment du Titien el de Velazquez, y furent entièrement détruits. Des bosquets touffus, des allées ombragées, font du Buen Retro une promenade des plus agréables pendant les chaleurs de l'été. Quant aux différents pavillons placés

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