‹ L'EspagneChapitre 221 sur 287 · UNE PAVERA (GARDEUSE DE DINDONS), CAMPAGNE DE SALAMANQUE · texte numérisé non relu

UNE PAVERA (GARDEUSE DE DINDONS), CAMPAGNE DE SALAMANQUE

is de leur exXIStence appellent | épet

+ ASUS NES | et eniin la 20Y0$A.

nais, e/ Milanés AL nt “us “ Fr + Milan en TS pour da È brie armes à feu. La blessure faite pa une arme “blanche HENRI une Roque 7 ir mojada). | “3 6 Re + Un certain nombre de mots natiotant au langage de la D présentent, nous l'av | dit, beaucoup d'analogie avec le français, quelquefois sans en avoir avec l’e espagnol. Nous nous -bornerons à en citer quelques exemples : parlar, parler ; — sage, sage, avisé, rusé ; — - alar, aller ; — elitre, belitre, coquin ; — gorja, gorge ; — formaje, fromage, etc.

La grande route, que nous appelons vulgairement le ruban de queue, est également appelée le ruban, la tra, — ou bien encore la po/vorosa, la poudreuse, épithète parfaitement justifiée dans un pays aussi sec que l'Espagne. Un autre mot qui appartient au vieux français, c'est pio, le vin (du latin potus, boisson) : «ceste nectaricque, delitieuse, pretieuse, céleste, joyeuse et déificque liqueur qu’on nomme le piot..….. » dit Rabelais. Villon a employé plusieurs fois ce mot, dont lPargot espagnol a fait piar, boire ; — piador, buveur, — et piorno, ivrogne ; — on dit aussi : estd potado, de même qu’en parlant d’un homme ivre, on dit chez nous familièrement : il est bu. Un fait curieux, c’est l’analogie qui existe entre certains mots de germania et d’argot francais. Prenons d’abord pour exemple le substantif surin ou chourin, et le verbe chouriner, qu'un roman d'Eugène Sue a rendus si populaires ; en germania, c’est churi et churinar, qu’on prononce {chourt et ichowrinar, et qui signifient également poignard et poignarder. Le pain, artife ou arlifara, c'est en argot français l'artie pour le pain bis, ou l'artie de Meulan pour le pam blanc. Les voleurs français donnent aussi au pain le nom de lartif !. Le mot raon (petit voleur) a aussi la même signification dans les deux langages. L’épée, centella (étincelle), c’est la flamme en argot français ; pr{lar una zorra (littéralement : prendre un renard), signifie s’enivrer. Citons encore, pour terminer, d’autres mots, tels que boya, boye (bourreau) ; — colejio, collége (pour prison) ; — sonante, une sonnante, a pour synonyme en argot français une cassante, qui signifie également une noix ; — éunar, mendier, vagabonder, se dit également tuner, etc.

Page 1