CORRIDA
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tous deux agonouillés.: Le célèbre ministre à Pie in ot: couvert is son duchesse est richement habillée. | e
On a placé dans la mème salle les stalles re en noyer par MO Berruguete, q ( naient le couvent de San Benito : c’est un des meilleurs travaux de ce genre qu'on puisse voir en Espagne. Berruguete, un des plus grands sculpteurs du seizième siècle, avait fixé sa résidence à Valladolid. Un autre sculpteur, Gregorio Hernandez, qui passa à Valladolid sa longue existence. mérite une mention particulière : rien n’est curieux comme les soixante ou quatre-vingts grandes figures de bois que l'on conserve au musée, et qu'il avait sculptées pour un de ces pasos dont nous avons parlé ; tous les personnages de la Passion y sont représentés, depuis le Christ et les deux larrons jusqu’au charpentier qui perce la croix au moyen d’une tarière. Gregorio Hernandez paraît n'avoir eu souci d'aucune école ; on voit que sa seule préoccupation fut d'imiter la nature sans l'idéaliser; aussi Ponz, devançant une expression moderne, l’a-t-il appelé un profesor naturalista en la escultura. C'est sans doute afin de pousser plus loin encore le naturalisme, que Gregorio Hernandez habillait ses statues d'étoffes véritables, dont il fixait les plis au moyen d'un enduit : ses personnages, vêtus à la mode du temps, donnent une curieuse idée du costume castillan vers la fin du seizième siècle. Le principal reproche qu'on puisse faire au sculpteur, c'est d’exagérer toujours les attitudes et l'expression, défaut qui va parfois jusqu’au grotesque.
La façade de l’ancien couvent de San Pablo est une des plus riches qu'on puisse voir : la profusion des détails y est poussée jusqu'à la dernière limite; elle fut construite en 1463 par le cardinal Torquemada, le terrible inquisiteur, qui était de Valladolid, et qui fit partie des religieux dominicains de San Pablo. :
La facade de San Gregorio, un ancien couvent contigu, est presque aussi riche, et très-intéressante au point de vue héraldique, avec ses hommes sauvages qui font penser à Lablache dans le rôle de Caliban, et ses guerriers couverts de la belle armure du quinzième siècle. Le pato intérieur est charmant, et au milieu des riches détails de son ornementation, nous retrouvons cà et là les flèches et le joug, emblèmes si connus des Rois Catholiques.
Parmi les maisons historiques de Valladolid, une des plus intéressantes est la casa de Reinoso, vis-à-vis San Pablo, où Philippe II vint au monde, le 21 mai 1527. Au premier étage une charmante fenêtre de la Renaissance s'ouvre sur un coin formant angle aigu, disposition très-originale, dont nous avions déjà vu quelques exemples ailleurs, notamment dans une petite rue d’Alicante. Une plus modeste maison, c’est celle qui occupe le numéro 7 d’une petite rue déserte, la ca/le de Colon : elle est blanchie à la chaux et n’a qu’un étage, avec trois fenêtres de façade; c’est là que mourut Christophe Colomb, le 20 mai 1506.
Dans la calle del Rastro, numéro 14, nous vimes la modeste maison habitée par Cervantès, pendant le séjour qu'il fit à Valladolid, de 1603 à 1605. L'auteur du Quijote Y fit imprimer la première partie de son livre, qui porte la date de 1605. C'est au mois de juin de la même année qu'il fut emprisonné pendant quelques jours, comme accusé de complicité dans un assassinat dont un chevalier de Santiago avait été victime à peu de distance de sa maison, sur un pont de bois de l'Esgueva.
Valladolid possède une autre rivière plus importante, le Pisuerga, qui unit ses eaux à celles du Duero, à peu de distance de Simancas, le grand dépôt des archives espagnoles. D’après un
très-ancien dicton :
F Duero tiene la fama, Y Pisuerga lleva el agua,
ce qui signifie que le Duero a la renommée, tandis que l’autre rivière a l’eau ; elle est suffisam-
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ment vengée, du reste, par le souvenir que lui consacre Cervantès, quand il la mentioune comme «célèbre par la douceur de ses courants ». | si