‹ L'EspagneChapitre 235 sur 287 · OPERA · texte numérisé non relu

OPERA

ROTAS Les Asturies, une/des provinces les plus sauvages de l'Espagne, ne sont mises en communication avee la province de Léon que par une seule route praticable pour les diligences. C’est celle que nous primes pour retourner à Léon. Nous passâmes sans encombre le fameux Puerto de Pajares, étroit défilé qui sépare les deux provinces. Pendant la mauvaise saison, ce puerto est encombré de neiges; il arrive même quelquefois que la diligence ne peut continuer son chemin, et que les voyageurs sont obligés de coucher à la posada. C'est du moins ce que nous assura le mayora/, qui nous fit voir des bornes destinées à indiquer la route quand la neige est trop haute. tout comme sur le Simplon ou le mont Cenis. Le Puerto de Pajares passé, nous ne tardâmes pas à arriver à la Pola de Gordon, une petite station où s'arrête aujourd'hui le chemin de fer qui doit être prolongé Jusqu'à Oviedo. Une heure plus tard nous étions de retour à Léon, et le lendemain. après avoir salué en passant la cathédrale de Paleneia, nous arrivions dans l’ancienne capitale de

la Vieille-Castille.

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