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et es s malnde,- — “Et que on doit te saigner demain :— Toi on Le curé a
27 Na CURE ERNRE HR re DA P Lres :, à Lee anis 1 es sur ls A eoine ne à rien auprès de celles | un. ne dans les proverbes espagnols : « Dieu te garde, dit la Flosofia vulgar, du paraphe de l'homme de | RS loi, de l’e cætera du notaire, et de l'ordonnance du médecin : Dios Le gardé, de oc de Re, de et cœtera de escribano, y de récipe de médico.» Et ailleurs : 1 y SNS ES RTE
Dios es él que sana, Y el médico se Ileva la plata.
« Cest Dieu qui nous guérit, — El le médecin empoche l'argent. » Citons encore quelques quatrains populaires où les médecins sont fort maltraités :
| Médicos y cirujanos
eu No van à misa mayor, Porque les dicen los muertos Ahi pasa el que me mat.
« Les médecins et les chirurgiens — Ne vont pas à la grand'messe, — Parce que les défunts s’écrient : — Voilà mon assassin qui passe ! »
Ei que quiere vivir mucho Ha de huir lo mas que pueda De médicos, bolicarios, Pepinos, melones y hembras.
«Celui qui veut vivre longtemps — Doit fuir autant que possible — Les bec) les apothicaires, —Les concombres. les melons et les femmes. »
Quien à médicos no cala,
Ô escapa, 6 Dios le mata; | Quien à ellos se ha entregado,
Un verdugo y bien pagado !
« Celui qui ne tte pas des médecins, — Ou il en réchappe, ou bien Dieu le tue; — Celui qui se met entre leurs | mains, — À un bourreau, et le paye cher!»
Les médecins les plus renommés étaient ceux de Salamanque et ceux de Valence ; ces der- |
uiers n'ont été épargnés non plus : «Ils ont, dit un ancien proverbe, de longues robes et peu de science :
Médicos de Valencia, Luengas haldas, y poca ciencia.
Citons encore un curieux proverbe : « HMédico vicjo, cirujano jôven, y boticario co. » C'est-à-dire vieux médecin, chirurgien jeune, et pharmacien boiteux. Bien souvent, dans les campagnes, ce n'est qu'à la dernière extrémité qu'on appelle un médecin: se faire tâter le pouls, disent souvent les paysans, c'est un pronostic de la tombe : « Z'omar el pulso es pronosticar la loza.» A part les barberos, sangradores, curanderos et autres charlatans, ils ne consultent guère que des recueils populaires comme le Médico de st mismo (le Médecin de soi- même), où chaque recette, composée de quatre vers, est accompagnée d’une gravure des plus naïves ; le Médico en casa (le Médecin à la maison), ou le Hédico de los pobres (le Médecin des pauvres). On y trouve des
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GUADALAJARA. — SARAGOSSE. | WT HOT remèdes pour toutes sortes de maux et d'accidents, remèdes souvent étranges, mais toujours inoffensifs : par exemple, l'ail grillé pour les maux de dents ; l’ognon et la poix pour les piqüres ; mais le remède souverain, c’est l'huile, qui guérit les brûlures, les cors, les engelures, les morsures d'insectes, et d’autres maux encore. Cela est tout à fait d'accord avec un ancien dicton que
nous lisons dans un recueil du seizième siècle, et d'après lequel l'huile d'olive guérit toutes les maladies :
Azeyte de oliva Todo mal quita.
Continuons notre itinéraire, et visitons l’ancienne ville de Guadalajara, dont le nom arabe signifie : la Æèveére des prerres. Bien que capitale de province, c’est une ville de peu de ressources, où nous trouvâmes à peine à nous loger honnêtement; et pourtant elle eut au seizième siècle ses jours de splendeur : « Guadalajara, dit Navagiero, est un très-bon endroit, où il y a de trèsbelles maisons, notamment le palais qui appartient au cardinal de Mendoza, archevèque de Tolède, et celui du duc de l’/nfantazgo, qui est le plus beau de l'Espagne. On y voit beaucoup de cavaliers et de personnes de rang... Le due y fait une très-grande dépense, et quoique ses revenus montent à cinquante mille ducats, il les dépasse encore. Il à une très-belle garde de deux cents hommes à pied, de nombreux hommes d'armes, une chapelle de musiciens excellents, et il montre en toutes choses sa hibéralité... » Où sont, hélas! les hommes d'armes du duc et sa petite cour, presque aussi brillante que celle du roi? D’anciens auteurs nous ont laissé de curieux détails sur les fêtes qui y furent données. François [*°, notamment, y reçut une hospitalité vraiment royale, et qui éclipsa l'accueil qu’on lui avait déjà fait à Alcala de Hénarès. Entrons dans le palais des ducs de l’Infantado : voici la Sala de Linajes, autrefois ornée de nombreuses armoiries, les splendides plafonds aux riches dorures, et les azulejos aux brillantes couleurs ; voici la grande galerie où nous voyons encore la cheminée monumentale qui faisait l'admiration du captif de Pavie. Mais dans quel état d'abandon sont presque toutes les parties du palais! La cour d'honneur, ou patio, est cependant assez bien conservée. Comme le patio de San Gregorio de Valladolid, elle se compose de deux galeries superposées, ornées d’une profusion de sculptures qui éblouit les yeux au premier moment. Au-dessus des ogives trilobées et surbaissées, ce sont des écussons, des aigles aux ailes éployées, des griffons et des lions presque aussi barbares que ceux de l’Alhambra. Tout cela est d’un travail assez grossier, mais d’un grand effet décoratif.
Disons adieu à tous ces souvenirs du passé, et prenons le #ren-correo pour Saragosse.
Saragosse, la Cæsarea Augusta, est une des plus anciennes villes d'Espagne. Possédée par les Arabes pendant plus de quatre siècles, elle fut reprise au douzième par Alfonse 1”, roi d'Aragon et de Navarre, qui s’en empara après un siége de cinq ans. Il semble que la ville ait été de tout temps prédestinée aux siéges : chacun sait avec quel héroïsme elle soutint ceux de 1808 et de 1809. Un curieux rapprochement à ce sujet : on croirait que madame d’Aulnoy prévoyait ces siéges si fameux lorsqu'elle écrivait ces lignes en 1679 : «La ville de Saragosse n'est point forte, mais les habitants sont si braves, qu'ils suffisent pour la défendre. » Navagiero trouva Saragosse très-flo rissante en 1824 : « Elle a, dit-il, de très-belles maisons et des églises très-riches ; les seigneurs
e ; aussi dit-on communément : Barcelona.la rica,
y sont en grand nombre et l'abondance y règn AL PAGES «Barcelone la riche, Saragosse l’abondante,
Zaragoza la harta, Valencia la hermosa. — Valence la belle. » | ; qe -
La capitale de l'Ar dont Cervantès parle dans le
agon est riche en monuments intéressants. Le plus ancien, l'Aljaferia. Quijote, était la forteresse des rois arabes ; plus tard.ce fut le palais de l'Inquisition; aujourd'hui c’est une caserne. Bien que l'Aljaferia ait eu à souffrir de nombreuses dégradations, certaines parties donnent encore une idée de l’état primitif. Quelques salles offrent des restes de la gracieuse ornementation arabe: d’autres, non moins élégantes, datent de la fin du quinzième siècle. Le grand escalier, bâti sous les rois catholiques, est un des plus beaux qui existent en Espagne. La tour penchée, la Torre Nueva, qui date de 1504, n'est pas moins curieuse que celles de Bologne et de Pise ; l’inclinaison dépasse de plus de trois mètres la perpendiculaire. Cette tour, avec ses reliefs en briques de style moresque, est d’une architecture très-élégante ; malheureusement, le monument est déparé par un clocher à double renilement ajouté plus tard, et qui rappelle ceux qu’on voit si souvent en Bavière. N'oublions pas la Casa de la Infanta, dans la calle San Pedro, une des plus belles demeures particulières que le e nous ait léguées. Le patio est entouré de huit colonnes cannelées, surmontées de t de nymphes ; au-dessus règne une élégante frise en bois sculpté, surmontée édaillons représentant des personnages mythologiques et des rois d’'Es-
seizième siècl termes, de satyres e d'un balcon, avec des m pagne, parmi lesquels nous avons remarqué Charles-Quint.
L'étranger qui cherche le pittoresque à beaucoup à glaner dans les rues de Saragosse : tantôt c'est un groupe de paysans qui viennent porter leurs provisions au marché; tantôt c'est un balcon que la lune éclaire ; tantôt un bwhonero (colporteur), ou un gèlano au costume débraillé, qui vend des paniers fabriqués par la tribu : car c’est une chose à remarquer, que les bohémiens de tous les pays se livrent à la fabrication des paniers. Ces nomades sont moins nombreux ici que dans la Navarre, et notamment à Pampelune, bien que Saragosse ait été jadis la résidence du roi élu des gitanos. Voici un remancero qui nous offre sa marchandise : « ; Quién me leva otro papel?— Qui m'achète une autre feuille? » Arrêtons-nous un instant devant son étalage, qui occupe un vaste pan de mur. Le romancero est un type espagnol par excellence : c’est le marchand de chansons, de canards, d'images de sainteté’; il n’est guère de ville où l’on n’en trouve quelques-uns. Celui-ci a un assortiment très-varié de gravures coloriées représentant Notre-Dame del Pilar, ce qui ne l'empêche pas d’être bien assorti dans le genre profane. Voici d’abord une suite de eravures sur bois destinées aux enfants, telles que la Terra de Jaujà (le pays de Cocagne), toutes sortes d'Abecedurios, la Loteria recreativa, la Vida del Enano don Crispin (la Vie du nain Don Crispin), e/ Mundo al revés (le Monde retourné). Ces aleluyas sont imprimées sur une feuille in— folio, et divisées d'ordinaire en quarante-huit compartiments qui forment autant de suyets. En voici d'autres qui représentent e/ Entierro del carnaval, El Judio Errante, qui n’est pas la légende populaire du Juif-Errant, mais l'abrégé du roman d'Eugène Sue; la Historia de Pablo y Virjtna ; el Trovador ; la Linda Magalones (a Belle M aguelone) ; Don Pedro el Cruel; Inés de Castro, cette histoire dont on fit au siècle dernier une parodie sous le titre d’Agnès de Chaillot ; /os Peligros (dangers) de Madrid; el Ejéreito español. Voici encore des Corridas de Toros y ANovillos, la Historia de Cabrera, la Revolucion de Madrid, puis un bon nombre de caricatures où les 4orrachos
ivrognes) sont fort maltraités. Les romances occupent une place importante ; ils sont ordinairement de format in-octavo, et se vendent le même prix : dos cuartos (dix centimes) le lego, c'est-àdire huit pages d'impression. — Les sujets sont très-variés : il y a d’abord le Cid Campeador'; Carlo-Maño, les Amantes de Teruel, et autres légendes du moyen àge. Enfin, toutes les « chroniques et légendes françaises et espagnoles, qui, dit l'auteur du Don Quichotte, passent de bouche en bouche, et que répètent les enfants au milieu des rues. » Viennent ensuite les
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