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ÉGLISE DE NOTRE-DAME DEL PILAR (SARAGOSSE) (page 732).
pantnéiionts témpt ra LS, où les tantoeros, bmdidns at contrabandista ont um Y retrouve des personnages que mous s connaissons dejà, M que de. TT
quefois des aulévotents et He Res de “ane 4 est de romante orné en \ tête d'un bois représentant un bandolero emportant une femme en croupe, et soutenant contre son rival un combat au couteau. Doré s’amusa à faire un croquis de ce duel équestre à la navaja. À À côté des brigands, figurent quelques femmes célèbres par leurs hauts faits, ou plutôt HA leurs méfaits, comme Juana la Valerosa, Margarita Cisneros, etc. | N'oublions pas les Æstudiantinas, couplets dédiés au dello sexo, et toutes sortes de caricatures sur les étudiants, comme la Vida del estudiante Borrascas, où l’on voit ce futur savant faire bouillir le chat de son hôtesse, mettre de l'amadou dans l'oreille d'un âne, soutirer le vin du posadero, et recevoir des coups de bâton pendant qu'il donne une sérénade sous un balcon. Les chansons andalouses sont extrèmement nombreuses; plusieurs sont populaires dans toute l'Espagne, comme las Ligas de me Morena (les Jarretières de ma brune), — e/ Calesero andaluz, — el Capeador de toros, — la Pepiya, où Dame tu pico, paloma (Donne-moi ton bec, ma colombe), — Flor de la Canela, — las Ventas de Cärdenas, — los Toros del Puerto, — el Jaque, — el Baratero Zeviyano, ete. Viennent ensuite les caricatures et les satires dont les Andalous font les frais, et où ils sont invariablement représentés comme des bravaches, fanfarons, matamores, etc.; par exemple e/ Maton (le Fier-à-bras) de Andalucia, — el Tremendo (le Terrible), — e/ Vanien del Perchel (le Bravache du Perchel, — un faubourg de Malaga), — e7 Leon Andaluz, — la Vida del Valiente Manolito Gazquez de Andalucia, où l'on raconte les exploits de ce Gascon de l'Espagne, qui ne le cèdent en rien à ceux du célèbre M. de Crac. Il y a encore les chansons destinées à accompagner les danses, telles que les Coplas de Sequidillas, — le Tango americano, — les Habaneras, — el Cantor de las Hermosas (le Chanteur des belles), — les Jotas, — la Gatatumba ; puis une grande variété de sainetes, de tonadillas et d'entremeses. Si nous ajoutons à cette énumération quelques sujets d'actualité, quelques noëls ou cantiques, et un assez bon nombre de pièces en catalan et en valencien, nous croirons avoir donné un tableau exact de l'imagerie populare et de la littérature des rues, deux choses qui tendent, du reste, à perdre chaque jour leur caractère national, et qui finiront par disparaître avant peu, comme les danses et les costumes.
Saragosse a deux églises principales : la Seo et Nuestra Señora del Pilar. La Seo est un immense édifice fort ancien, mais qui a été impitoyablement modernisé. Son beau retable gothique, le plus grand sans doute qui existe en Espagne, est en albâtre peint et doré, du travail le plus exquis. C’est dans la Seo que fut enterré cet infant Don Baltazar, fils de Philippe IV, dont le portrait fut peint tant de fois par Velasquez. Nous recommandons aux amateurs de faïence, le pavement de la Sala Capitular, composé d’azulejos d’un très-Joh effet.
Passons à Notre-Dame del Pilar, située, comme la Seo, sur le bord de l'Ébre. Son nom vient du pilier qui supporte l'image vénérée, et sur lequel la Vierge descendit du ciel. La chapelle du Pilar, supportée par des colonnes de marbre rouge avec bases et chapiteaux de bronze doré, forme comme une église dans la cathédrale; la statue miraculeuse, couverte de riches vêtements, est placée sur son pilier de marbre; elle est en bois résineux, et l’encens et la fumée des cierges l'ont noircie depuis des siècles. Du côté de l'autel, se trouve une niche au centre de laquelle est pratiquée une petite ouverture ovale entourée d’un cadre de bronze. Cette ouverture laisse voir le bas du pélier ; cadre et pilier sont usés par les baisers des fidèles, comme à Rome le pouce du
pied de saint Pierre ; le pilier est même devenu concave à cet endroit. Devant l'autel, s'élève une balustrade d'argent à hauteur d'appui; c’est sur les marches de marbre qui précèdent cette balustrade que les fidèles viennent incessamment s’agenouiller ; nous remarquâmes des paysans aragonais et des femmes qui baisaient ces marches à trois reprises. Les fidèles ne se retirent jamais sans avoir jeté une pièce de monnaie dans l’espace compris entre la balustrade et l'autel ; les sacristains viennent de temps en temps les ramasser. Le trésor de Nuestra Señora del Pilar, enrichi par la piété de plusieurs générations, fut longtemps cité pour sa richesse; nous dirons bientôt comment il a été vendu. Dans les autres parties de l'église, beaucoup de femmes étaient assises sur les dalles, à la mode espagnole. Madame d’Aulnoy assure que cet usage existait même en dehors des églises : « Nous étions plus de soixante dames dans cette galerie. Elles étoient toutes assises par terre, les jambes en croix sous elles. C’est une ancienne habitude qu’elles ont gardée des Mores…. Elles portent toujours un éventail, et soit l’hiver ou l’esté, tant que la messe dure, elles s’éventent sans cesse. Elles sont assises dans l’église sur leurs jambes, et prennent du tabac à tous moments. » |
On vend à la porte du temple et dans plusieurs rues de la ville des images et des scapulaires de N. S. del Pilar de Zaragoza, imprimés sur papier ou sur soie. On trouve aussi chez les orfévres de la Calle de la Plateria des vierges du Pülar de toutes dimensions, en or et en argent. Nous avons déjà dit combien était grande la dévotion pour le Pilar. On attribue à la Vierge toutes sortes de miracles, comme le montrent de nombreux mélagros (ex-voto) en argent, en cire, ete., représentant différentes parties du corps, telles que bras, jambes, mains, pieds, seins, yeux, ete, Le cardinal de Retz, qui séjourna à Saragosse en 1649, raconte qu'il vit un homme dont la jambe, ayant été coupée, repoussa après qu'il eut touché la sainte image. C’est le 12 octobre qu'on célèbre l'anniversaire de la descente de la Vierge. Les fêtes du Pôlar attirent à Saragosse une foule extraordinaire : il y a deux corridas de toros. 11 y a quelques années, deux espadas furent tués par les taureaux dans une même course. Notre-Dame de! Pilar est célébrée dans de nom-
breuses chansons et jofas populaires ; nous ne citerons qu'un seul couplet. Une Jeune fille mvoque la Vierge pour son fiancé, qui est marin :
À la cabecera tengo
Una Virjen del Pilar,
À la que me encomiendo Cuando estäs en el mar.
«J'ai mis à mon chevet — Une Vierge du Pilar, — A laquelle je me recommande, — Quand tu es sur mer. »
Du reste, il n'est guère de Vierges, en Espagne, auxquelles ne soient dédiés un certain nombre de couplets, comme la Virjen de la Victoria, celles de la Soledad (de la Solitude), del Amparo (de Bon-Secours), de Los Remedios, del Rosario (du Chapelet), de los Dolores, et bien d’autres encore, dont on à fait des noms de femme, comme de la Vierge du Pélar. Beaucoup de gens du peuple, en Espagne comme dans certaines provinces d'Italie, invoquent la Vierge dans toutes sortes de cas; parfois leur dévotion s’égare d’une façon singulière : «Un respectable prêtre, dit l’auteur du Cancionero popular, m'a assuré avoir entendu un fameux contrebandier et baratero de Malaga raconter, avec le plus crand sang-froid, comment il avait tué son adversaire : «Je me
Crecommandai à la Vérjen de la Victoria, et Je lui appliquai une puñalada telle, qu'il n'eut même «pas le temps de dire : Jesus! »
De la Vierge aux saints, la transition est toute naturelle ; nous dirons donc quelques mots de plusieurs saints dont le nom est populaire en Espagne, soit en raison des miracles qu'on leur
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