‹ L'EspagneChapitre 256 sur 287 · AE · texte numérisé non relu

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taient dans la tools des morts. U autr possède la clef de l'arc Je de Tobie, la harpe du roi David, la palette 6 de saint Luc. Quant au bibliophi 2 u ver dun livret 1e garçon d'auberge, qu'il prend naïvement pour les comptes du Grand Capitaine. au bu 7

Nous doutons fort que ce tableau ait jamais été d’une parfaite exactitude, même en Espagne. Les ut bien changées aujourd’ hui, et la Péninsule possède des os qui ne ressemblent en rien au portrait ridicule dont on vient de lire la traduction. |

Quant au commerce des curiosités, il a pris depuis quelques années une certaine extension en Espagne, bien qu'il soit loin d’avoir la même importance qu'en France, en Italie et dans d’autres pays. I n’y a guère de ville aujourd hui où un individu quelconque ne s’improvise marchand d'antiquités ; seulement, comme ce commerce ne suffit pas à faire vivre son homme, celui qui l'exerce a la plupart du temps un autre métier, et n’est anticuario qu'à l’occasion. Tantôt c'est un pharmacien, un doreur, un ébéniste, un photographe, un orfévre, un tailleur; parfois même. comme à Tolède, c'est un cordonnier ou un confiseur ; à Séville, c’est un barbier, naturellement. Trop souvent, ils n’ont guère que des antiquités fraichement fabriquées, qu'ils se font expédier de l'étranger pour offrir aux amateurs novices. Il y a cependant en Espagne un bon nombre de faussaires ; quelques-uns se livrent à la contrefaçon des antiquités romaines ; on nous a offert, iln'y a pas longtemps, un lot de prétendus plats Lispano-moresques, — qui sortaient du four. Il y à aussi des fabricants, bien connus heureusement, d'armes ciselées ou damasquinées ; 1ls donnent un bouclier copié à l'Armerta-Real, V'Escudo de Minerva, par exemple, en dépôt à un particulier, chez qui le marchand conduit mystérieusement l'amateur. : : si l'amateur donne dans le piége, le tour est joué, et les trois compères n'ont plus qu'à partager.

Maintenant, si l'on demande ce que sont devenues les merveilles énumérées plus haut, nous

rappellerons ce que disait Théophile Gautier, à son retour d'Espagne :

« C’est à Paris que sont toutes les raretés, et si l’on en rencontre quelques-unes dans les pays étrangers, c'est qu'elles viennent de la boutique de mademoiselle Delaunay, quai Voltaire. Les gens qui vont en Espagne pour acheter des curiosités sont fort désappointés : pas une ar précieuse, pas une édition rare, pas un manuscrit, — rien. » /

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