‹ L'EspagneChapitre 80 sur 287 · UN" D'UEL ANA NAVAJA" DEL SANTOLIO · texte numérisé non relu

UN" D'UEL ANA NAVAJA" DEL SANTOLIO

large estafilade faite dans la figure avec le tranchant de | eflilée du javeque (chebec) : le Javaque est regardé, par les barateros, comme une blessure ignominieuse, car de tous les COUPS qu On puisse recevoir, c'est ce

dresse du blessé. et le peu de cas que le

à navaja, et qui s'allonge comme la voile

lui qui montre le mieux la maladestro — l'habile — fait de son adversaire, en se conten-

lant de le zrarquer simplement au lieu de le tuer. Un autre coup de la parte alta, coup infiniment

plus grave, et qui exige une grande adresse. c’est le

desjarretazo ; il se porte par derrière, au-dessus de la dernière côte : le desjarretaz

0 est un coup très-estimé, non pas de celui qui le reçoit, bien entendu, car il est presque toujours mortel, notamment quand 1 sure, sépare en deux la colonne vertébrale. Seul Joh coup à l'inconvénient de découvrir le destro lemps un coup de pointe dans le ventre.

à lame, ouvrant une large blesement, comme rien au monde n'est parfait, ce qui le porte, et de l'exposer à recevoir en même

entés, recommaident encore, la corrida a un des coups , qui exige une légèreté particulière et Re de .

froid, s Ê e l'adversaire dans le c D de costado ne sont pas moins D nt ce out ja coups de pointe qui se portent en ré les côtes, et il est rare qu'ils ne soient pas mortels.

Quelquefois les wradores placent sur le bras gauche leur manta, ou leur veste enroulée, comme le géuoco della spada e cappa que représentent d'anciens livres d'escrime italiens ; ou bien ‘ils tiennent à la main leur sombrero, dont ils se servent comme d'un bouclier. Ces moyens de défense sont très-discutés : le.principal reproche que leur adressent les puristes, c’est d'empêcher de se servir de la main gauche; car tout #érador accompli doit savoir manier indistinctement son arme des deux mains. Quant à la /uja, ou ceinture, les tireurs de navaja ne manquent jamais d'en ceindre leurs reins, car elle est d’une grande utilité pour la défense; seulement il est essentiel de la fixer bien solidement. Si la ceinture venait à se dénouer, le {irador serait exposé à se prendre les pieds dans ses plis et à tomber; il courrait alors les plus grands dangers, car son adversaire ne manquerait pas de profiter de sa chute.

Chaque coup, naturellement, a ses parades ou recursos ; il y en a de différents genres : d'abord les engaños où finjimientos (feintes), puis les /retas ou bottes secrètes; ces dernières s ’éloignent quelque peu des règles de l'escrime telle que nous la comprenons ; par exemple, on jette le sombrero à la figure de son adversaire : c’est une botte qui manque rarement son effet; ou bien le diestro se baisse rapidement pour ramasser de la main gauche une poignée de sable, qu'il jette aux yeux de son ennemi, pendant que de l’autre main il lui porte un coup dans le ventre. Quelquefois on marche fortement sur les pieds de l'adversaire, on lui donne un coup de talon dans le bas-ventre, ou on cherche à le faire tomber au moyen d'un eroc-en-jambe ; ou bien encore on feint d'adresser la parole à un être imaginaire qui surviendrait tout à coup, pour frapper le contrario au moment où il détourne la tête, ce qui rappelle le fameux coup du Commandeur d'une certaine pièce du Palais-Royal.

Comme la navaja, le puñal a son escrime à part et ses règles particulières; cette arme, dont se servent de préférence les marins et les prisonniers, se distingue principalement de la nava]à en ce qu'elle ne sert que pour les coups d’estoc, car le poignard n'a guère de tranchant; ordinairement le manche, gros et court, se rapproche un peu de la forme d’un œuf; quant à la lame, elle est tantôt aplatie et ovale, tantôt ronde, tantôt à quatre pans ; nous avons rapporté de Malaga un puñal qui avait appartenu à un des plus redoutables barateros du Perchel ; cette arme, effilée el pointue comme une aiguille, a quelque chose d’effrayant : quadrangulaire du côté de la pointe, elle s'arrondit ensuite insensiblement ; de plus, elle est garnie d’entailles barbelées, et la lame est repercée à jour en plusieurs endroits : précautions ingénieuses qui ont le double avantage de déchirer la plaie, et de la rendre plus dangereuse en y introduisant de l'air.

Un des prineipaux coups du puñal, c’est le molinete, dont Doré fit un dessin très-exact : un des adversaires pivote rapidement sur un pied, et lève le bras pour blesser derrière l'épaule son ennemi, dont il s’est rapproché à l’improviste; celui-ci ne peut se défendre qu ‘en essayant d'arrèter de la main gauche le bras levé pour le frapper, et de frapper lui-même de la main droite. Il

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+ NT R ” Se EU L PA " ;: É Le mg, ' — à un" 4 / tp L sé. l'é % é + 248 CHAPITRE DIXIÈME.

s'ensuit ordinairement une lutte corps à corps, qui à presque loujours un résultat funeste pour les deux combattants. - Un petit traité fort curieux, le Manual del baratero ou Arte de manejar la navaja, nous indique encore la manière de lancer cette arme, ainsi que le puñal : le manche de l'arme doit se placer dans la paume de la main ; la pointe, tournée en dedans, se retourne vers l'adversaire au moment où le destro la lance en étendant la main avec force. Les marins, qui ont l'habitude de porter la kerramienta attachée à leur ceinture au moyen d'un long cordon ou d'une petite chaîne : de cuivre, sont très-habiles à Zanzar la navaja. «Nos lecteurs, dit notre Andalou, auront de la peine à se figurer la précision extraordinaire avec laquelle nous avons vu lancer la navaja, qui restait-clouée dans la poitrine ou dans le ventre de l'adversaire, à l'endroit même que le destro avait choisi ; mais ce qui n’est pas moins étonnant, c’est l'adresse particulière avec laquelle certains

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