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On devine comment finit ordinairement le baratero : c'est sur une place publique, où un échafaud en planches à été dressé pour le supplice du garrote; l'exécuteur, après lui avoir passé autour du cou le fatal collier de fer, e/ corbatin de Vizcaya, serre la vis fatale en lui demandant le pardon traditionnel : #e perdonas ?
1 Littéralement {« cravate de Biscaye ; c'est le nom que donnent les voleurs au garrote. La Biscaye est depuis longtemps célèbre pour le travail du fer.
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L'ESCRIME AU PUNAL : EL MOLINETTE (page 241).
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ARRANCO DANS LA SIERRA DE RONDA (page 263).
invirons de Malaga. — Opinion de Voiture sur l’'Andalousie. — Loja. — La Peña de los Enamorados. — Archidona. - Les bandoleros andalous : les Niños de Ecija ; José Maria. — Antequera. — Ronda; les Rondeñas. — Les Contrabandistas et la contrebande en Andalousie. — Gaucin. — Gibraltar. — San Roque. — Aljeciras. — Tarifa; les Tarifeñas. — Vejer et les fardios. — Chiclana et les ataja-primos.
Cadiz; les improbæ Gaditanæ de Martial. — Lord Byron el les taureaux. — Le Puerto Santa Maria ; la chanson des Toros del Puerto. — Jerez de la Frontera. — Les Jerezanos. —
La Plaza; le Toro del Aguardiente. — Les vignobles ; les lagares et les bodegas. — Les vins de Jerez : — Arcos de la Frontera. — Sanlucar de Barrameda ; le manzanilla. — Bonanza. — Le Guadalquivir ; la Isla Mayor et la 1sla Menor. — Un herradero, — Les novilladas de lugar. — San Juan de Alfarache. — Arrivée à Séville.
Avant de quitter Malaga, nous fimes une excursion dans la Hoya, belle plaine qui s'étend entre la mer et les montagnes ; justement on venait d'inaugurer depuis peu le premier tronçon du chemin de fer qui doit relier Malaga à la ligne de Cordoue à Séville, en passant par Antequera et Ecija ; nous nous rendimes done à la gare provisoire, et bientôt, après avoir franchi les faubourgs, nous {raversions une des plaines les plus belles et les plus fertiles de l'Andalousie et du monde
260 CHAPITRE ONZÈME
entier, où les palmiers s'élèvent gracieusement au-dessus des champs de canne à sucre, C' est bien cette merveilleuse Andalousie dont parle Voiture, cette terre enchantée qui l'avait réconcilié avec tout le reste de l'Espagne... « Vous ne trouverez pas étrange, dit-il dans une de ses lettres, que je louë un païs où il ne fait jamais froid, et où naissent les cannes de sucre... J'y suis servi par des esclaves, qui pourroient estre mes maistresses ; et sans péril, jy puis partout cueillir des palmes.
et arbre, pour qui toute l’ancienne Grèce a combattu, et qui ne se trouve en France que dans nos poëtes, n'est pas icy plus rare que les oliviers, et n°y a pas un habitant de cette coste, qui n'en ait plus que tous les Césars. On y voit tout d’une veuë les montagnes chargées de neiges, et les campagnes couvertes de fruits... L'hyver et l’esté y sont toujours mêlez ensemble; et quand la vieillesse de l’année blanchit la Ni partout aïlleurs, elle est 1cy toujours verte de lauriers, d'orangers et de myrtes. »
À l'extrémité de cette délicieuse vallée de la Hoya, le chemin de fer de Malaga à Cordoue traverse, près de la station de Gobantes, des gorges de rochers du caractère le plus sauvage et le plus effrayant, renommées autrefois comme repaires de brigands.
Nous retournâmes à Malaga le lendemain, pour nous diriger de là, en faisant un assez long détour, sur Alhama et Antequera, et ensuite sur Ronda, la ville des foreros, des bandoleros et des contrabandistas. Nous arrivâmes le soir à Loja, en suivant les bords du Genil, qui roule, à travers une vallée plantée de vignes et d’oliviers, ses eaux limpides profondément encaissées entre deux murailles de rochers. Loja est une des plus jolies villes d'Andalousie, et une des plus agréables à à cause de la riche verdure dont elle est entourée.
En nous rendant de Loja à Antequera, nous laissâmes sur notre droite, un peu avant d'arriver à la petite ville d'Archidona, un rocher escarpé qui s'élève au milieu de la plaine comme un immense monolithe : c’est la Peña de los Enamorados, — le Rocher des Amoureux, — que les légendes ont rendu célèbre dans la contrée, comme en Normandie la Côte des deux Amants. La tradition populaire est très-ancienne ; Andrea Navagiero la mentionne dans sa curieuse relation : « Tra Antequera e Archidona, a mezzo camino, si passa presso un monte molto aspero detto La Peña de los Enamorados del caso di due innamorati, un cristiano d'Antequera e una Mora d Archidona, li qual essendo stati molti di nascosti in quel monte, al fine ritrovati, non vedendo potere scampare che non fossero presi,.…. nè viver l'un senza l'altro, elessero morire insième..…. »
Cest l’histoire dramatique d'un chevalier chrétien que les romances nomment Manuel, et d'une jeune Moresque appelée Laïla ; le chrétien avait été fait prisonnier dans un combat par un prince more; sa fille, la belle Laïla, s'éprit de lui; il fut convenu entre eux qu'ils fuiraient ensemble pour se réfugier dans le pays des chrétiens. Les deux fugitifs étaient sur le point de mettre le pied sur le territoire chrétien, lorsque, se croyant poursuivis, ils se blottirent entre les anfractuosités du rocher, où ils restèrent cachés plusieurs jours. Malheureusement, ils lurent aperçus par des soldats auxquels le prince avait donné l’ordre de s'emparer d'eux. Les deux amants montèrent alors : Jusqu'au sommet du rocher, où ils furent bientôt suivis par les soldats, qui cependant n'osaient porter la main sur une fille de sang royal. Laïla se jeta au cou de Manuel, lui jurant qu'elle aimerait mieux mourir que de vivre séparée de lui. A ce moment ap parut son père, qui la supplia en vain de le suivre. Les deux amants s’étreignirent un instant en versant un flot de larmes, s’élancèrent dans le vide, et tombèrent au pied de la peña, où ils lurent retrouvés sans vie, mais encore enlacés. Une croix fut plantée plus tard à cet endroit, et le rocher a reçu depuis le nom de Peña de los Enamorados.
Nous nous arrêtämes quelques heures à Archidona, petite ville bâtie commie un nid d’aigle au milieu dès rochers, jadis un des plus fameux repaires de bandits de l'Andalousie; les environs, entrecoupés de ravins, de cavernes et de bois sombres. sont on ne peut mieux disposés pour les attaques à main armée; ce pays fut le principal théâtre des exploits du fameux José Maria, dont
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