MAJO ET PAYSANS DES ENVIRONS DE JEREZ
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s CIGARRERAS AU TRAVAIL (FÂBRICA DE TABACOS DE SÉVILLE).
Les origines de Séville, — La calle de lus Sierpes. — Les Sévillanes. — La mantilla de tira. — Le Correo. — Quelques noms de baptème. — L'Ayuntamiento. — La devise et les armes de Séville. — Quelques rues de Séville : la calle de Genoa: la calle de Mar. — La calle del Candilejo et Pierre le Cruel. — La Feria. — La plaza de la Magdalena; les puestos
de agua. — L'Alumedu de Héreules. — La Giralda. — La cathédrale. — L’Alcäzar; les baños de Padilla. — La Capilla
de Azulejos. — La Casa de Pilatos. — L'Université. — Les Monjas de Santa Paula. — Le Musée ; Murillo. — L'hospice de la Caridad. — La Fébrica de Tabacos ; les cigarreras.
Les historiens espagnols s'accordent à représenter Séville comme une des plus anciennes cités, non-seulement de l'Espagne, mais de l'Europe : selon les uns, elle fut fondée par Hercule en personne, deux mille deux cent vingt-huit ans, tout juste, après la création du monde; d'autres veulent qu'elle ait été fondée par les Chaldéens, et d’autres encore par un roi nommé Hispan ou Hispal, qui aurait donné à la ville son ancien nom d'AHispalis, dont on fit plus tard Sbilia, puis Sevilla. Quelle que soit l'origine de Séville, que ses fondateurs soient Phéniciens, Ibères ou Seythes, son ancienneté n’est pas douteuse; elle était reconnue dès l'époque romaine : Ausone, Silius [talicus et d'autres poëtes latins l'ont célébrée dans leurs vers.
Les Sévillans sont sifiers de leur origine, que des vers ont été gravés sur plusieurs de leurs
monuments pour en conserver le souvenir; ainsi on lit ce distique au-dessus de la puerla de la Carne : |
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avec QE de Garci Perez de Vargas. »
Hercule j joue un “rôle très-important dans l'histoire fabuleuse des origines de la nation LES enole, et le héros est tellement populaire à Séville qu'on a donné son nom à une des principales promenades : la A/ameda de Hércules. |
Prise par les légions romaines sous le commandement de Jules César, Hispalis reçut le nom de Julia Romula, — la petite Rome ; — mais ce nom ne lui fut pas conservé sous la domination des Vandales, qui chassèrent les Romains en 411, et furent eux-mêmes bientôt chassés par les Wisigoths. Lorsque les Arabes envahirent la PéninEUle Séville devint une dépendance du khalifat de Cordoue. Lorsque au onzième siècle le khalifat de Cordoue fut démembré, Séville fut gouvernée par quelques princes particuliers qui la possédèrent pendant plus de cent ans; elle fit ensuite partie des empires almoravide et almohade. Après la chute des Almohades, Motawakkel-ben-Houd la posséda quelque temps, et peu après, en 1236, elle devint la capitale d'un État moresque.
C'est douze ans plus tard, le 23 novembre 1248, que Séville, dont le siége n'avait pas duré moins de quinze mois, ouvrit ses portes à Ferdinand TT, roi de Castille, pres être restée 536 ans sous la domination musulmane.
Cet événement, un des plus importants des annales de l'Espagne, a été célébré sur tous les ,
tons par les chroniqueurs et les poëtes nationaux, qui ont souvent ajouté la légende à l'histoire. Plus tard, Séville fut la capitale d'Alphonse e/ Sabio et de Pierre le Cruel. L'importance de Séville grandit encore sous Ferdinand et Isabelle, après la découverte de l'Amérique, et plus tard, sous le règne de Philippe IE; et si aujourd'hui elle est quelque peu déchue de sa splendeur passée, elle est encore une des premières villes de l'Espagne et mérite toujours le titre de reine de l’Andalouste.
Nous étions descendus à la /onda de Europa, dans la calle de las Sierpes ; nos chambres étaient au rez-de-chaussée et donnaient sur un grand patio entouré de portiques aux colonnes de marbre blanc. Au centre de notre patio s'élevait un jet d'eau qui retombait en gerbe dans une grande vasque, et arrosait un jardin planté d'arbres et d'arbustes : on y voyait des /atanos ou bananiers aux larges feuilles déchiquetées, des orangers et des citronniers, et une jolie plante aux fleurs jaunes qu'on appelle en Andalousie dama de noche, — dame de nuit, — parce que ses fleurs, qui restent fermées toute la journée, s'ouvrent le soir et répandent toute la nuit une odeur des plus suaves.
La calle de las Sierpes est située au cœur de Séville; c'est le véritable centre du mouvement de la pétulance et de l'activité des Sévillans. Les voitures, fort rares du reste dans les autres parties de la ville, ne peuvent y circuler, ce qui laisse aux piétons toute liberté d'y flâner à leur aise.
Le soir surtout, c’est un va-et-vient, un mouvement continuel de promeneurs, qui rappelle, avec plus de pittoresque cependant, notre boulevard des Italiens. Les femmes ont la mantille de
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