‹ L'Espagne littéraireChapitre 15 sur 36 · LE PEUPLE · texte numérisé non relu

LE PEUPLE

Permets-le. — Consens.

GLAUD1US

Laissez, licteurs, qu'il puisse l'embrasser.

( Virginius va vers sa fille que les esclaves lâchent et qui court vers lui Tous deux restent isolés des assistants et parient à voix basse.)

VIRGINIE

Père ! (BUe lui laisse entendre qu'elle a compris son intention,) VIRGINIUS

Virginie !

VIRGINIE

Je te comprends.

VIRGINIUS, voyant avec désespoir qu'il n'a point d'armes.

Etranglée tu vas mourir 1 .

VIRGINIE Non ; tiens. EUe lui donne un poignard qu'elle a caché dans son sein,)

Baise mon front et achève.

VIRGINIUS, regardant à la dérobée le poignard et frissonnant.

Fer atroce !

VIRGINIE, £un ton agressif.

Es-tu mon père?

VIRGINIUS

En doutes-tu?

1. Ce beau trait de sauvagerie ne se trouve pas dans la première version de la pièce, où Virginius se borne à dire : Je n'ai pas de fer.

l8 i/ESPAGNE LITTERAIRE.

VIRGINIE

J'en douterai si tu trembles.

VIRGINIUS

Je ne tremble pas. (n lui baise le front vivement.) N'en doul pas.

{Il s'écarte Selle un moment pour pouvoir frappé avec plus de force et lui plonge le poignur dans le cœur.)

VIRGINIE, défaillante, à Appius.

Maintenant je suis libre 1 , {mu tombe.)

Permite al menos que por vez postrera La abrace yo.

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