La leyenda los Infantes de Lara. Madrid
M. MENÉNDEZ Y PBLAYO. I7I
ort — qu'elle en diffère essentiellement par son aractère historique et réaliste, par sa couleur oute castillane. « Nationale par le sujet, vraie ion seulement de la vérité interne propre à Fart, nais souvent de la vérité matérielle et extérieure; lèche et prosaïque par endroits ; concrète, positive ît réaliste toujours, la poésie héroïco-populaire, îlle légitime du terroir castillan, n'éblouit pas et ae fascine pas, mais elle s'empare de Fesprit avec une vigueur indomptable et le remplit non de fictions riantes, mais de représentations tragiques et austères qui atteignent un degré d'évidence prodigieux. Enfermée dans les limites du possible, pure de toute aspiration chimérique, souverainement économe dans l'emploi du merveilleux, ingénue et rude dans les sentiments, justicière avec une justice patriarcale quand elle ne devient pas âprement vindicative, sobre et sensée comme le caractère non encore déformé du peuple qui la dicta, ses hautes qualités sont celles de la race, ses défauts le sont aussi. C'est la poésie de la volonté énergique et libre, et elle rachète en vigueur ce qui lui manque en grâce '. »
Les plus vieux romances furent des fragments