‹ L'EspagneChapitre 4 sur 42 · Aqm estuvo el palacio del Cid hasia el afio 171 L · texte numérisé non relu

Aqm estuvo el palacio del Cid hasia el afio 171 L

mujer ciel Cid, nieta del rej' d. Alonso el V de Léon,

Le Cid est accueillant aux proscrits. Dans son couvent, spolié comme tant d'autres par Mendizabal, il offrit asile, en 1883, à des trappistes français. Tout récemment, pendant quelques mois, il reçut des chartreux exilés. Les chartreux s'étant retirés, le Cid ouvrit les portes de Cardefia aux capucins de France, si glorieusement chassés de Carcassonne, de Milhaud, de Narbonne et de Bayonne. Quatre-vingt-douze proscrits (prêtres, scolastiques ou novices) habitent aujourd'hui l'abbaye.

Quelques bancs, disposés en carré, forment, dans l'église, leur chœur conventuel; une table, surmontée d'un méchant pupitre, leur tient lieu de lutrin. Ils ne sont point découragés; ils ne savent pas maudire. Ils vont apprendre la langue sonore de leurs hôtes, et aux villageois, leurs voisins, ils feront le bien dont la France ne veut plus. Leur pauvreté est dans son cadre, au milieu de ces grands murs dépouillés.

Ils rentraient à Cardefia, une vingtaine, quand je m'en éloignais. Deux d'entre eux arrivaient de Burgos et de France. Le doux son de la langue natale arrêta leur marche. La barbe des uns était grise, celle des autres était jeune; une douce figure d'adolescent blond souriait. Ils se groupèrent. J'entendis avec émotion l'expression de leurs calmes regrets et de leur courage.

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Quand nous fumes séparés, je me retournai encore et saluai ces exilés. Ils me crièrent et je leur répondis ; « Vive la France! »

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