TOME III
LETTRE XLI
SOMMAIBLS.
Halte dans un bois de lauriers-roses et de rhododendrons. — Le degré de sensibilité aux effets de la nature est la seule mesure de l'âge qu'on a. — Contradiction qu'il y a entre l'âme toujours jeune et le corps. — Description du site de Tarifa du côté d'Algesiras. — Inscription en français sur la porte de Tarifa.— Mort sublime, humble héroïsme de Georget, un de nos soldats en 1824. — Les dévouements à grand effet sont les moins touchants. — Vue de la ville de Tarifa , de la mer , du détroit de Gibraltar , des côtes de la Mauritanie , avant le lever du soleil. — -Grandeur des sites à cette heure où les couleurs sont encore indécises. — La nature avant le jour n'est que l'esquisse d'un tableau. — Le lever du soleil fait événement dans les beaux lieux. — Végétation du nord sous le ciel de l'Afrique. — Première vue de Calpe, ou du roc de Gibraltar. — Effet fantastique. — Apparition. — Animal monstrueux. — Site incompréhensible et qu'on ne peut décrire. — Différence des impressions que produisent les mêmes lieux à diverses heures du jour. — L'idée de Dieu aide à peindre la terre, qui est l'image du ciel. — Moyen par lequel l'artiste parvient à communiquer ce qu'il éprouve. — Tïop d'émotion nuit à l'expression. — L'inspiration ne suiïit qu'au bonheur de l'artiste , elle ne suffit pas à son talent. — L'émotion sert le voyageur plus que le poëte, parce que le voyage n'est pas de l'art et que c'est de la vie. — Nouvel effort du voyageur pour peindre ce qu'il voit. — Le roc de Gibraltar fait plus d'effet à l'heure où il reste dans l'ombre. — A quoi on peut le comparer. — Bonheur de voyager. — En quoi le monde ressemble aux autres souverains.
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