A MADAME RÉCAMIER
Tanger, i5 juin i83i.
Le marché de Tanger. — Chameaux africains. — Scènes bibliques.
— L'esprit conservateur est plus pittoresque que l'esprit d'inno • vation. — Imposs bilité de persuader aux Barbares'iues qu'on voyage en Afrique sans but politique. — Mauvais service que me rend M. Boyd. — Inutilité des efforts de cet intrigant. — Le consul d'Espagne expédie un courrier à Grenatie pour hàler sans doute la mort du prisonnier dont Boyd demande la vie à Maroc. — Joli eiïet que produit sur l'eau la barque qui porte ce message de mort. — Uesciiption des rues de Tanger. — Bonheur des Arabes. — L'empire de Maroc est le paradis des jaloux et des avares. — Jardins des consuls. — Peinture du site de Tanger. — Aspect de la ville. — Sa population. — Doute sur les chiffres dans un pays où la statistique n'existe pas. — Tanger vu de la campagne. — Femmes .mibcs.
— Promenade achevai. — Le coursier arabe obligé. — Visite au vieux Tanger. — Merveilleuse antiquité de cette ville. — Ce (juil en reste est romain ou portugais. — Doute universel. — La tâche de l'invcnleur est plus facile (pic celle de l'historien.
■— Trois Empereurs en ce moment dans l'empire de Maroc. — Tranquillité de Tanger au milieu de cette confusion politique. — Caractère de la campagne aux environs. — Comparaison de cette solitude africaine avec les côles des pays populeux de l'Europe. — Quelle est la différence de l'homme esclave au citoyen libre. — Compensations aux malheurs des nations. — Egalité réelle sous l'apparence d'une inégalité choquante. — La liberté use les peuples. — Ceux de la côte de Barbarie ont été rajeunis par l'esclavage. — Ils aspirent à profiter de l'allranchissement que leur apportent les Français. — Effet de la conquête d'Alger. — Le nom français en Afrique. — Satisfaction d'amour propre. — Gloire littéraire de la France. — Complainte de Chactas et d'Atala , chantée par tous les marins du détroit de Gibraltar. — Ce que dut éprouver le chantre des Martyrs lorsqu'il passa ignoré par ce pays à son retour d'Orient. — L'air espagnol noté. — Paroles espagnoles. — Traduction littérale de la complainte.
LETTRE XLYII.
A raONSIEUS. BOUTEI.AUD.
Tanger, ce 16 juin i83i.
La plus belle vue de Tanger.— Château fort au haut de la ville. Vaisseaux européens qui louvoyent dans le détroit. — Ce que pense l'Arabe à cheval qui les voit passer. — Promenade autour des murs. — Conversations par interprète avec des Arabe.' de l'intérieur venus au marché. — Le voyageur dessine leur portrait et le leur donne. — Pourquoi ces hommes manquent-ils à leur loi ? — Tout est exception dans le monde. — Les trois Santon, saints mahomélans. — Leurs .nusférités. — Que prouvent-elles ?
— Révolution politique. — Scène dramatique entre l'empereur et son neveu. — Le pouvoir arbitraire s'abdique plus aisément que le pouvoir constitutionnel , parce qu'il est moins contesté.
— L'esprit de contradiction explique la plupart des choses de ce monde. — Présentation au pacha. — J'y renonce. — J'assiste par hasard à celle du consul de Danemark.
LETTRE XLVIII
A MISS -BO-WLJIS.
Sainl-Roch , ce 17 juin i83i.
Récit de la traversée de Tanger à Gibraltar. — Sainl-Roch. — Description du terrain neutre. — Chemin de Gibraltar en Espagne.. — Aspeit surnaturel de la contrée. — Ciel de Tanger. — Fraîcheur de la cote de Barbarie dans cette partie de l'empire de Maroc. — Aridité de la côte d'Espagne : celle-ci penche vers le Midi , celle d'Afrique vers le nord. — M. Caillé. — Son voyage. — Opinion du vice-consul de France à Tanger sur cet ouvrage. — Danger couru par M. Caillé dans celte dernière ville, — Police des libéraux dans l'empire de Maroc. — Parti que piend le conspirateur anglais. — Les terreurs de ce jeune héros de la cause populaire. — 11 revient avec moi à Gibraltar. — Sa réputation parmi les officiers de cette garnison. — Sa fin. — Note.
LETTRE XLIX