CHAPITRE ADDITIONNEL. 5g
{ le la compahia ) passe pour être un monument impérissable de son zèle, de sa sagacité et de son énergie. < , ; • .
La lettre (*) où nous avons puisé ces détails
( 1 ) Elle se trouve insérée comme appendice à l’ouvrage publié à. Londres en 1 8aa , sous ce titre : Lelters from Spain by Leucadio Doblado; Lettres d’Espagne , etc, L’auteur a touIu cacher son véritable nom, qui est celui de BlanCo; il est espagnol , né à Séville où il fit ses études , et devint chanoine magistral ( théologal ) de l'église collégiale de Saint-Sauveur de cette ville. Les événemens de 1806 lui firent quitter l’Espagne et passer en Angleterre , patrie de ses ancêtres. Son nom de famille en anglais , White, répond littéralement à celui de Blanco en espagnol ; il a composé plusieurs ouvrages , tous empreints d’un talent remarquable , depuis son retour en Angleferreoù il parait maintenant fixé. Il habite Oxford; il y a été appelé â jouir des honneurs et prérogative» attachés au titre de docteur de l’université de cette tille. M. Blanco White a reçu sa nomination par diplôme , c’est-à-dire, sans %voir passé par l’examen qui précédé toujours les grades littéraires. C’est le premier exemple d’une pareille faveur accordée à un étranger, et le second à l’égard d’un national , depuis le célèbre Johnson. Pendant la gnerre contre Napoléon , il publia à Londres, en langue castillane , une feuille périodique intitulée /’ Espagnol ; c’est sans contredit le meilleur de tous Tes ouvrage» de ce genre qui ait paru dans cette langue sur les affaires de la Péninsule à cette époque. On soupçonna pourtant que, relativement à certaines questions qui pouvaient intéresser l’Angleterre , telles , par exemple , que l’émancipation des colonies espagnoles , le cabinet de Saint-James avait choisi celte feuille pour organe de sa politique. Quoi tju’il
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raconte ceux déjà rapportés sur le décret de l’abo* lition des Jésuites, puis elle termine par ces mots : « Leurs souffrances sont connues de tout le monde, ainsi que la constance avec laquelle ils
eu soit , et en ne jugeant cette production que sous le rapport littéraire, on y remarquera un style mâle, des vues utiles exprimées avec une grande pureté de langage.
On retrouve ces mêmes qualités dans les Lettcrs /rom Spain ; la seule différence qu’on remarque consiste eu ee que le talent d'observation , l’esprit d'analyse ne s’appliquent pas à la discussion d’intéréts purement politiques , et qu'ils s’exercent sur des matières aussi élevées et aussi importantes que la religion et la morale.
En y traçant l’histoire de ses sentimens et de ses idées , l’auteur a voulu montrer à travers combien d’obstacles son esprit a été forcé de passer successivement, et comment il a pu enfin parvenir à se dégager des erreurs et des préjugés dont on entoura son enfance et sa jeunesse. Cela lui fournit naturellement l'occasion d'entrer dans des détails remplis d’intérêt sur l’état moral , littéraire et politique de l’Espagne sur la fin du règne de Charles III , et pendant le règne entier de Charles IV. Écoutons l’auteur lui-même exposer le but qu’il s’est proposé dans cet ouvrage qu’on pourrait nommer à bon droit ses Confessions .
« Je n’ai point, dit-il, le cynisme" de J. -J. Rousseau: je n’oserais* pas offrir mon coeur à nu aux regards de tout le monde; je n’ai pas non plus l’éloquence de ce philosophe : je dirai encore .plus ; ce n’est pas sans avoir surmonté une grande répugnance , que je me suis enfin décidé à rendrè compte de la marche qu’ont suivie mon esprit et mon oeeur. Si je le fais, c’est parce quej’aî l’espoir que cela pourïa être de quelque utilité pour les autres.... Si le résullat
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