CHAPITRE ADDITIONNEL. 6oi
mour-propre des Espagnols. Ce fut vers ces recherches que l'Académie dirigea sa principale attention. Nous rendrons compte de ses travaux dans Y Essai sur le règne de Ferdinand VI.
Diverses Académies créées par Philippe V.
L'Académie de médecine de Madrid fut fondée le 1 3 septembre 1734; on nomma premier président don Joseph' Cervi , natif de Parme , premier médecin du roi. Le but de l'Académie est bien exprimé dans l'article 5o de son règlement, qui s'exprime ainsi : « Son objet principal sera d'enseigner les véritables et utiles principes de la médecine et de la chirurgie, d'après l'observation et l'expérience ; de démontrer les avantages de la physique expérimentale, de chercher à avancer les connaissances anatomiques , de classifier avec méthode les expériences chimiques, de rechercher enfin tout ce qui pourra être utile dans l'admirable diversité de l'histoire naturelle. En un mot on exposera avec clarté, le vrai, l'utile, le vraisemblable et tout ce qui aura été démontré par l'expérience. »
L'Académie royale des beaux-arts de Madrid doit aussi son existence à ce monarque ; mais cette corporation ayant acquis une meilleure organisation sous Ferdinand VI , on en rendra compte dans son règne.
L'Académie royale de Barcelone fut également
6o3 PHILIPPE V.
restaurée par Philippe. La guerre de la succession avait interrompu les travaux d'une Académie qui existait à Barcelone vers la fin du dixseptième siècle , sous le titre tant soit peu bizarre à! Académie des méfions; on les reprit en 1731, avec la permission du marquis de Risbourg, capitaine-général de Catalogne , qui en fut nommé président, et avec l'autorisation du gouvernement de Madrid. Ferdinand VI prit Y Académie sous sa protection spéciale par les bons offices du marquis de Llio, appuyé par le ministre Carvajal. La rédaction d'une histoire de la Catalogne fut le but principal de son* institution; un autre objet que F Académie se proposait, était d'instruire la jeunesse noble de la principauté dans l'histoire sacrée et profane , dans la philosophie naturelle, morale et politique , ainsi que dans la rhétorique et la poésie. Le premier volume des Mémoires de t Académie parut en 1756.
Un autre établissement auquel Philippe accorda une protection spéciale fut la Société de médecine et des sciences de Séville.
Une dispute suscitée en 1690 entre les docteurs et médecins de l'université de Séville , et les autres médecins de la ville, au sujet de la préséance que Les docteurs réclamaient sur les revalidados (ceux qui n'avaient point obtenu ce grade académique), donna lieu à la formation d'une Société de la part de ceux-ci, dans le but de tenir