‹ L'Espagne sous les rois de la maison de Bourbon (volume 2)Chapitre 68 sur 89 · CHAPITRE ADDITIONS ÊL. 6l · texte numérisé non relu

CHAPITRE ADDITIONS ÊL. 6l

rio de celle de Saint-Ferdinand, et ambassadeur extraordinaire de Sa Majesté Catholique près la cour de Maroc.

Don Antonio UUoa était commandeur d'Ocana dans l'ordre de Saint- Jacques, membre de la Société royale de Londres et des Académies royales de Stockholm etde Berlin. Tous deux étaient chefs d'escadre dans l'armée navale.

Le cabinet de France ayant fait savoir à Philippe V qu'il préparait une expédition scientifique qui serait confiée à MM. de La Condamine, de Maupertuis et autres savans, pour faire des observations sur la figure et la grandeur de la terre, et le prévenant en même temps qu'une partie de cette expédition devait se diriger vers l'équateur et toucher au Pérou , il demanda au monarque espagnol l'autorisation nécessaire. Le gouvernement de Madrid, après avoir consulté le conseil des Indes, non seulement rendit des ordonnances (14 et 20 août 1734) parlésquelles il recommandait et ordonnait aux vicerois, gouverneurs et à toutes les autorités d'accueillir les académiciens français, et de leur fournir tous les secours dont ils pourraient avoir besoin; mais il chargea les directeurs de l'académie des chevaliers gardes-marine de Cadix , de choisir et de proposer au roi deux de ses membres ayant les lumières et l'instruction nécessaires pour prendre part aux observations et aux experiences

6l6 PHILIPPE V.

qu'on allait faire au Pérou . Don Jorge Juan et don Antonio de Ulloa furent nommés pour cette mission importante. On leur accorda à cet effet le grade de lieutenans de vaisseau; ils quittèrent Cadix le 26 mai 1735. Ulloa avait, dit-on, dixhuit ans; don Jorge Juan en avait vingt-un.

Les observations furent terminées le mois de mai 1 744» Don Jorge Juan revint à Paris avec les académiciens français. Ce fut alors que Y Académie 1 des Sciences le 110 ni ni a son membre correspon-

dant. De retour à Madrid au commencement de

1746, où se rendit aussi quelque temps après D. Antonio de Ulloa, qui avait été fait prisonnier par les Anglais et conduit à Londres , ils reçurent Tordre de rédiger leurs observations astronomiques ainsi que la relation historique du voyage. Cet ouvrage, publié en 1 748, fut accueilli par les savans de l'Europe avec une faveur marquée. On a fait une seconde édition des Observations astronomiques à Madrid en 1773, dans l'imprimerie royale de la Gazette , avec une notice sur la ffîedes auteurs, par leur secrétaire, D. Michel Sanz, et un écrit posthume de D. Jorge Juan , intitulé : Etat de l'astronomie en Europe 1 et examen des fondemens sur lesquels furent bâ-

tis les systèmes du monde , pour servir de guide et éclairer T opinion des Espagnols , afin qu'ils puissent les suivre sans compromettre leur cmjrance. Dans cet opuscule , le célèbre mathématicien dé-

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