‹ L'Espagne sous les rois de la maison de Bourbon (volume 2)Chapitre 79 sur 89 · CHAPITRE ADDITIONNEL. Oôg · texte numérisé non relu

CHAPITRE ADDITIONNEL. Oôg

parla le grec avec la même facilité que le latin : il apprit ensuite avec non moins de rapidité l'hébreu et le français.

Bientôt l'académie des Infecwidi et celle des Arcadiens lui ouvrirent leurs portes. Le cardinal Aguirre, charmé des talens de son jeune compatriote , le choisit pour son bibliothécaire en 1 688 , et le chargea de surveiller l'impression de son édition des Conciles d'Espagne. Marti revit encore et publia par ordre de son protecteur , la Bibiiotheca his pana vêtus complectens scriptores qui ab Octaviano Augusto usque ad annum M. D . florucrunt , ouvrage qui honore infiniment le savoir et le talent de don Nicolas Antonio , et qui lui a mérité, ainsi que sa Bibiiotheca nova, des éloges universels de la part des sa vans, tant nationaux qu'étrangers. Le duc de Medinaceli se trouvait à cette époque ambassadeur d'Espagne à Rome, et ayant entendu parler avec avantage de Marti, il souhaita de lavoir pour secrétaire; mais le cardinal Aguirre ne voulut point le lui céder. Pendant que l'ambassadeur faisait des démarches à Madrid pour obtenir un ordre à cet effet, le doyenné d'Alicante étant venu à vaquer, Marti fut pourvu de ce bénéfice et revint en Espagne. Une circonstance remarquable de sa nomination fut le regret que lui témoigna Innocent XI, de ce que le revenu de ce bénéfice n'était point assez consi-

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dérable pour récompenser ses talens et ses travaux. Le séjour <T Alicante ne favorisant pas la passion de Marti pour les lettres, il se ût suppléer par un vicaire, et revint à Valence en 1669, au milieu de ses anciens amis.

Le duc de Medinaceli étant de retour à Madrid, le pria d'accepter la place de son bibliothécaire : Marti se rendit à ses instances en 1704» U mit cet emploi a profit pour acquérir de nouvelles connaissances, principalement dans les antiquités, et dans la numismatique. Son bonheur fut de courte durée ; son protecteur enfermé dans la citadelle de Pampelune y mourut en 1710. La situation de notre savant devint alors pénible : sa famille avait été ruinée par la guerre ; le revenu de son bénéfice était très modique ; dans cette détresse, ce fut encore le neveu de son protecteur, qui, par un accueil bienveillant, calma toutes ses inquiétudes. Pendant son séjour dans l'Andalousie , il fit faire des fouilles dans les ruines ftltalica, recueillit un grand nombre de monumens et de médailles. Ce fut à cette même époque qu'il remplit la promesse qu'il avait faite au duc d'Alcalâ , de coordonner les nombreux volumes de la bibliothèque formée en Italie par les soins de son illustre ascendant don Fernando Afan de Ribera Enriquez, duc d'Alcalâ, marquis de Tarifa, et Adelantado major, laquelle bibliothèque contenait beaucoup de ma-

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