CHAPITRE ADDITIONNEL. O^D
vans del'Europe. En France, le père Montfaucon; en Italie, Gravina, Fabretti , Ciampini et le marquis Maffei , à qui il envoya dans différentes occasions plus de quatre cents inscriptions inédites ; en Espagne, outre les auteurs déjà nommés, il eut des rapports avec le père Tosca, et surtout avec son admirateur et son ami don Gregorio Mayans y Siscar. Il composa un grand nombre d'ouvrages, dont quelques uns seulement ont été imprimés, savoir :
i°. La Soledad ( la Solitude ). Valence 1682, in-4°; c'est unesilve imitée de Louis de Gongora.
2°. Amalthea geographica. Rome 1688, in-8. Les sujets de ce recueil de poésies paraissent sans doute assez singuliers. Les métaux 9 les pierres précieuses, les quadrupèdes, les oiseaux, les poissons, etc.
3°. De Tiberis alluvione. Silva 1688, in-4°.
4°. La Description du théâtre de Sagonte. Elle se trouve dans Y Antiquité expliquée du père Montfaucon, tome m. Marti envoya également au savant bénédictin la description iconographique de l'amphithéâtre d'italica , et les dessins du basrelief et des antiquités publiés par Montfaucon dans les volumes su i vans.
5°. Epistolarum libri XII, Madrid i635, in-8, 2 vol. Recueil publié plus tard par Mayans. Marti y fait preuve d'une vaste érudition et d'une excellente critique.
6°. 0 ratio pro crépi tu ventris habita ad patres crépitantes, Cosmopoli 1768. Traduit de l'italien, Venise 1787. Ce badinage, dans lequel on ne trouve rien qui puisse blesser les oreilles les plus délicates, est le résultat d'une espèce de défi adressé à Marti en présence du cardinal Aguirre. Wisseling Ta inséré dans son édition des Lettres latines que nous venons de citer.
Marti composa aussi les comédies suivantes :
Amar jr no amar a un tiempo.
( Aimer et ne point aimer à la fois. )
Que nuis injierno que amor.
( Quel enfer que l'amour. )
Tener de si mismo zelos.
( Être jaloux de soi-même. )
Ulysse et Pénélope. . .
On a représenté avec succès le? trois premières sur les théâtres publics.
Diario de los Liter atos.
§. 4* On fit sentir en 1723, à Philippe V, la ■ nécessité d'établir des correspondances avec les journaux de Trévoux et de Paris, destinés spécialement à F annonce et à l'analyse des livres contenant de nouvelles découvertes, et en général de tout ce qui pouvait contribuer aux progrès de la raison humaine. Le roi demanda son avis à don Juan Ferreras, son premier bibliothécaire, qui répondit que depuis quelques an-