CH AP. XX. 1712-1714* I Z|C
de Shrewsbury et M. Prior, ministres d’Angleterre, elle duc d’Osuna , ambassadeur d’Espa- . sme, assistèrent à cette cérémonie.
La renonciation de Philippe fut confirmée par un serment solennel; mais les ducs d’Orléans et de Berri (et ce fait est digne d’être remarqué), soit par négligence, soit par projet concerté, se bornèrent à une simple déclaration. Cette circonstance est rapportée dans une lettre du duc de Shrewsbury à Bolyngbroke ; celui-ci , dans sa réponse, trace un exposé assez curieux du raisonnement qui détermina sa conduite , dans le cours de cette négociation.
« C’est ici une chose convenue que les princes du sang de France ont juré leurs renonciations
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junte de MilLones. Cette junte réside toujours à Madrid , et se composait alors de cinq députés de Castille , qui étaient, de droit, membres du conseil des finances. Les députés de Castille s’y opposaient en donnant pour motif que les Aragonais ne payaient point l’impôt connu sous le nom de tnillones ; cependant la dispute fut décidée en faveur dès députés de l’Aragon. On se fonda sur la considération que si l’ Aragon n’était pas sujet à ladite contribution , ce royaume payait néanmoins d’autres impôts équivalais. Il f/it donc décidé que les villes de Valence et d’Aragon tireraient entre elles an sort deux députés, lesquels concourraient avec ceux . de la Castille au tirage pour la députation de milloncs. 11 s’ensuivait qu’un de ces députés , ou tous les deux ensemble , pouvaient en devenir membres.
Les Cortès terminèrent là leurs séances.
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