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dinand); elle fut très regrettée des Espagnols qui l’aimaient et la respectaient. Son mari la pleura.
Il dut à sa vivacité, à son esprit, à son caractère * aimable les plaisirs de sa vie intérieure, surtout la sérénité de son àme, et peut-être n’aurait-il % pas conservé le trône sans l’énergie et la magnanimité dont elle donna si souvent des preuves.
> L’interrègne ( car nous sommes fondés à appeler de ce nom l’intervalle entre la mort de la i reine et l’arrivée de celle qui lui succéda) fut le règne de la princesse des Ursins.
Dans les premiers momens de sa profonde douleur, Philippe abandonna les rênes du gouvernement aux mains du cardinal del Giudice , prélat napolitain qui venait d’être élevé au poste important de grand-inquisiteur , et qui jouissait, ajuste titre, de sa confiance par son intégrité, sa candeur, et par le zèle qu’il montrait pour la religion catholique. Philippe ne pouvant souffrir la vue d’un palais où tout lui rappelait l'image d’une épouse tendrement chérie, se retira à l’hôtel du duc de Medinaceli, sans autre compagnie que celle de la princesse des Ursins qui , par sa place de gouvernante du prince des Asturies , avait le droit de demeurer dans la résidence royale. L’hôtel se trouvant trop petit pour loger les personnes attachées au service du monarque , cette dame s’établit dans le couvent attenant à l’hôtel, et les capucins, à qui il appartenait, furent se n. r5
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