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toria civil de Espana , chap. I, XV et XXI du dernier volume), prétend que ce fut le jésuite Daubenton, confesseur du roi, qui négocia l’accommodement, cherchant après la chute d’ Alberoni à servir la cour de Rome, pour en obtenir, par ses services, le chapeau de cardinal, qu’il réussit pourtant pas à avoir
chàp. xx’nit. — 1717-1718.
Nouveaux efforts de l’Angleterre et de la France pour ménager <un accommodement. — Mission du marquis de Nancré à Ma-'., drid , et cabales du régent avec les Espagnols mécontens. — L’Angleterre arme une expédition pour arrêter les agressions de l’Espagne. — Indignation de Philippe. — Alberoni s’en plaint par lettres à M. Dodington. — Ses intrigues en France et en Angleterre. — Négociation avec Victor-Amédée. — Invasion de la Sicile. — Arrivée de l’expédition anglaise sur les côtes d’Es- , pagne , ,et nouvelles démarches pour un accommodement. — Conclusion du traité de la quadruple alliance. — Arrivée du comte de Stanliope à Madrid, et ses négociations. — Destruction de l’escadre espagnole par l’amiral Byng. — Indignation ... de la cour. — Philippe refuse d’accepter Gibraltar , qu’on lui offrait à condition d’adhérer à la quadruple alliance. — Départ * du comte de Stanhope. — Manifeste de l’Espagne , relatif à l’invasion de la Sicile. . ' tæ*
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Lorsqu’il ne resta plus de doute que la promesse faite par Alberoni , au nom de son souverain , de baser I<?s discussions avec l’empereur sur les propositions préliminaires, n’avait d’autre but que de gagner du temps et d’amuser les alliés; lorsque surtout on reconnut que rien n’était ca-
pable de satisfaire la cour de Madrid, si ce n’était la destruction ou au moins l’affaiblissement de la x puissance autrichienne en Italie, l’Angleterre ne garda plus de ménagemens , et cessa d’agir selon l’esprit temporiseur du gouvernement hollandais. Elle refusa aussi d’imiter les démarches équivoques du régent, et prit la résolution de forcer Philippe à donner son acquiescement. S’il ne voulait consentir à rien , le gouvernement anglais était * décidé à concerter avec l’empereur les mesures ' convenables pour lui faire la guerre.
Le régent envoya le marquis de Nancré à Madrid, comme ambassadeur extraordinaire, et le chargea d’agir de concert avec le ministre anglais; mais cette mission ostensible n’était qu’un \
. voile qui cachait d’autres desseins. Pendant que, d’après ses instructions, Nancré devait ménager Alberoni , et éviter avec le plus grand soin tout ¥ ce qui pourrait donner le moindre sujet d’onv* 'ibrage, le duc de Saint-Aignan , ambassadeur de France, était chargé de pousser vivement une attaque personnelle contre le cardinal, et de cabaler toujours avec les mécontens, en les excitant à se débarrasser du joug d’un ministre étranger; en sorte qu’il résulte des instructions mêmes ^ données aux deux ambassadeurs, que le but du régent était de caresser tous les partis à la fois; pour pouvoir agir librement après selon les évé-
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nemens. 11 satisfaisait en meme temps son animosité particulière contre Alberoni, et trompait le cabinet britannique par son zèle apparent en faveur de la paix. Ce qui surtout l’occupait, c’était d’empêcher toute mesure qui pourrait occa- J sjonner une rupture avec l’Espagne, ou diminuer le pouvoir de la maison de Bourbon dans une de sbs deux branches.
Un tel manège ne pouvait échapper à la vue perçante d’ Alberoni , qui combattit le régent avec les mêmes armes. 11 fit naître chez les grands des* , soupçons sur sa sincérité; il agissait de même auprès des ministres anglais, pour leur inspirer de • la méfiance contre la France, ou affaiblir par ce moyen la force de leurs représentations et de leurs remontrances, ne manquant pas de leur faire remarquer le langage plus modéré et les sentimens plus conciliables du régent, il fit courir le bruit que la princesse dés Ursins et Orri allaient recou>>
' vrer leur pouvoir par l’appui ou au moins du con-' sentement de la cour de France. On peut juger de l’effet que ce stratagème produisit chez les grands, par la réponse du régent à leurs représentations* «Vous pouvez leur dire, écrivait-il a son ambassadeur, que cette nouvelle m’est fort indifférente, et surtout que je n’ai nulle envie d’aider à cette manœuvre. J’ai pris la résolution d’af- * franchir les Espagnols de la domination des étran- -gers; ce ne sera donc pas moi qui replacerai leur
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gouvernement entre les mains d’une Française , qui est mon ennemie personnelle. » (')
Les ministres anglais se lassèrent à la fin de tant de lenteurs et de tant d’intrigues. Convaincus que de si pitoyables menées ne pourraient faire éviter une rupture, ils ne tardèrent plus à agir fermement. Le roi d’Angleterre, sans faire aucun cas de la conduite timide des Hollandais, ni de la duplicité d’Alberoni, témoigna publiquement qu’il était résolu de prendre part aux dissensions qui s’élevaient. Il s’adressa au parlement, lui exposa la situation alarmante de l’Europe, et l’avertit de tous les dangers d’une guerre imminente. On lui accorda des subsides très considérables qui le mirent en état d’équiper une escadre- pour croiser dans la Méditerranée et protéger les côtes d’Italie. On fit parta Monteléon de la destination de cette flotte , dans l’espérance qu’un armement si considérable donnerait à penser à la cour d’Espagne, et lui ferait faire de mûres réflexions ; mais ces ménagemens ne produisirent que des ressentimens et des reproches. Monteléon présenta une note très virulente contre cet armement maritime en temps de paix. « Cette escadre, disait-il, ne pouvait qu’alarmer le roi son maître , et altérer la bonne intelligence qui régnait entre les deux cours. » < .*>;#$'
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(') Noaillf.s, tome V, pages 86, yi. ^
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L’intervention de l’Angleterre, la seule puissance maritime qui pouvait arrêter le cours de ses projets en Italie, exaspéra l’esprit de Philippe. Mais elle contraria surtout Alberoni , qui s’était flatté jusqu’alors sinon de la coopération de la nation anglaise, au moins de sa reconnaissance. Ce désappointement le mit hors de lui-même. En voyant ses plans renversés par ceux-là même qu’il croyait les plus dévoués à ses intérêts, il adressa deux lettres (') très peu mesurées à M. Dodington, qui n’était plus ministre à Madrid, et s’était retiré à Londres; elles prouvent que son irritation était au comble. (3)
5 avril.
ne prendra aucune résolution sur le traité de commerce jusqu’à ce qu’elle voie le dénoûment de la pièce. Vous connaissez mieux que personne la sincérité de ses intentions envers le roi d’Angleterre. Vous savez bien quelle ne balança pas à sacrifier par deux nouvelles conventions tous les avantages qu elle avait obtenus dans le traité d’Utrecht, ne
(*) Tindal, vol. XIX, page 202.
(*) Cette lettre , ainsi que la suivante , d’Alberoni à M. Dodington , ont déjà été publiées en français dans les Anecdotes de, Steward , vol. II, page 262. Elles se trouvent dans les Papiers de Melcombe , dont M. H. P. Vyndham est propriétaire. . . ,
« Sa Majesté Catholique
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voulant plus se souvenir que c’était l’Angleterre qui avait contribué à la dépouiller de ses revenus , de ses royaumes et de ses provinces , injustice pourtant qui criera toujours vengeance, comme étant contraire à toutes les lois divines et humaines. Par ce grand sacrifice, le roi catholique était fondé à croire qu’il avait obligé le roi d’Angleterre, et que la nation anglaise ne pourrait que s’unir plus intimement avec l’Espagne, ou du moins que lorsqu’il ne s’agirait pas des intérêts des deux nations, le roi d’Angleterre continuerait à être toujours neutre.
« Néanmoins, je vois avec une peine inexprimable, qu’aucune de ces deux choses-là n’arrivera, et que je me trouverai exposé au juste resseni timent de Leurs Majestés Catholiques. Chaque gazette annonce que votre ministère n’est plus anglais, et qu’il est devenu allemand; qu’il s’est vendu vilement à la cour de Vienne; que par des intrigues si fréquentes dans votre pays, on cherche a faire tomber la nation dans un piège, lia preuve de ce que j’avance, c’est qu’ayant épuisé l’Angleterre d’hommes et d’argent, afin d’obtenir des états et des royaumes pour l’archiduc, il lui a procuré dernièrement encore un subside considérable.
l( Les sentimens d’estime et d’amitié que je conserve pour vous, et que je conserverai toujours, m obligent à vous parler avec sincérité. »
- CHAP. XXVIll. T717-I718. 4T f
Alberoni disait, dans une autre lettre du 16 avril : « M. Patiiîo est de retour ici ; il a apporte le tarif des douanes approuvé par les principaux chefs de toutes les maisons de commerce étrangères, à Cadix. Il est entre les mains de Sa Majesté; mais elle 11e le signera que lorsque le dénoûment de la pièce sera connu, ainsi que je Vous l’ai déjà dit. Je ne peux pas croire que votre nation abandonne tous ses intérêts pour prendre fait et cause pour un prince avec lequel elle n a aucun rapport, et dont elle n a rien a espérer, contre le roi d’Espagne dont elle a reçu tant de marques de bienveillance. Je ne peux pas croire qu’un peuple si sage remette le royaume de Sicile entre les mains de l’archiduc , pour le rendre formidable à l’Europe. Je vous demande pardon, monsieur; mais je ne puis m’empêcher de dire que les cabinets de l’Europe ont perdu la raison ; qu’on a mis à la place de la politique le caprice de quelques individus qui, sans rime ni raison , peut-être par des motifs particuliers, coupent et rognent des états et des royaumes comme s’ils étaient des fromages de Hollande. »
Alberoni eut bientôt d’autres motifs de ressentiment, par suite d’une attaque personnelle qui, soit par le sujet, soit par les circonstances , devait produire une impression sérieuse en Espagne. Le ministre impérial à Rome rendit une
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plainte formelle contre lui, pour être entré en • négociation avec les infidèles et leur avoir fourni des armes, des munitions et de l’argent, au préjudice d’un prince chrétien , et avec offense de * la foi chrétienne. 11 finissait par prier le pape de
retirer la bulle qui instituait Alberoni archevêque de Séville , dignité à laquelle il avait été tout récemment nommé.
Le ministre n’etait pas homme à regarder avec . indifférence de pareilles charges élevées contre * . / lui. J1 fit une réponse énergique dans laquelle il
niait les faits articulés; mais en même temps il avouait et justifiait son alliance avec les Mahor métans. 11 réclamait en sa faveur les principes •
reconnus de la politique, et cita plusieurs exem- •
, ‘ , pies de papes qui avaient uni leurs armes à celles des infidèles pour diminuer le pouvoir d’un en- . * * •' nemi commun et dangereux (*). Ses raisonne- . ’ ; ' mens, quoique plausibles, ne produisirent pas l’ef-
. fet qu’il désirait. Le pape accepta sa démission . f de l’évêché de Malaga, et refusa de le préconiser archevêque de Séville. Il ne conserva donc aucune de ses dignités ecclésiastiques, dans un pays où il était presque aussi souverain que le roi luimême.
Ces mortifications personnelles , et l’opposi-
•. L ' h ( ’) Historical reçister pour 1718, pages 1 83 * 28*.
tion , non moins vive que générale , contre la politique d’Alberoni, ne servirent qu’à relever son courage , et à électriser plus que jamais son génie si fécond en ressources. Il chercha à se réconcilier * avec toutes les puissances de 1 Europe , surtout avec celles qui par leurs principes , leurs rela- , tions ou d’autres circonstances, pouvaient embarrasser ses adversaires. Pour contre-balancei les efforts de l’empereur, il entrava les démarches des puissances maritimes et de la France, qui voulaient par leur médiation lui procurer la .
'• paix avec la Turquie. 11 entra en correspondance avec Ragotski , le souverain exilé de la Transyl- • vanie , et lui offrit les subsides nécessaires pour ’ entretenir une armée de trente mille hommes qu’il aurait à sa solde; il essaya d’exciter des # troubles dans l’intérieur de la France, en fomentant des mécontentemens contre le régent; il . persuada aux protestans des Cévennes d’arborer de nouveau l’étendard de la révolté , et il ouvrit une correspondance avec les mécontens de la , Bretagne. Ce n’est pas tout : il mit tout ses soins | à faire revivre la jalousie commerciale des llolv . landais, qu’il leurra de l’espoir d obtenir les memes privilèges dont jouissait 1 Angleterre et qui devaient lui être retirés ; il chercha à remuer les % esprits dans la Grande-Bretagne , à fomenter et ; attiser ces querelles domestiques, suite inévitable^ y. des gouvernement qui jouissent d une liber té
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énergique, et où des partis cherchent d’un commun effort à se combattre mutuellement. Il se servit de ses amis pour semer partout des plaintes exagérées sur la violation de la constitution, sur le fardeau énorme des impôts, et sur mille autres articles, alimens et texte accoutumé des déclamations démagogiques ; il n’oublia pas de toucher la corde délicate des privilèges commerciaux. 11 eut soin d’écrire des lettres circulaires aux négocians d’Angleterre et de Hollande, dans lesquelles il s’appesantissait sur les grandes pertes que le commerce éprouverait dans le cas d’une rupture avec l’Espagne. 11 trouva des partisans zélés de sa politique parmi les membres de l’opposition, qui était alors composée non seulement de Tory s exclus, mais des chefs nombreux du parti des Whigs, et comptait dans ses rangs Walpole , Townshend, Carteret, Methuen et Pulteney (*). Il entra dans des liaisons directes et intimes avec les Jacobitesj ranima leurs espérances abattues, par la promesse d’un secours étranger. Bien convaincu que l’Angleterre venait décidément d’épouser la cause de l’empereur, il conseillait à Philippe d’envoyer contre les lies Britanniques l’expédition destinée pour la Sicile , et de mettre
$ (•) Lettres de Monteléon , d’Alberoni , et du secrétaire
Crags. Historical régis ter pour 1718, pages 3oo , 393. Mémoires de Sir Robert Walpole , chap. xvu.
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par là enfin la cognée à l’arbre de la confédération. Heureusement pour l’ Angleterre Philippe . avait à cœur son ressentiment personnel, et il était trop jaloux d’avoir des États en Italie , pour suivre un conseil aussi hardi; il n’en fit rien. Alberoni poursuivit toujours ses intrigues.
Se moquant de l’impuissante colère du pape, il satisfit sa vengeance particulière, en renvoyant , . le nonce, en rappelant de Rome les Espagnols, , et en ajournant le paiement des contributions ; ;
' ecclésiastiques que Rome tirait de la Péninsule. ✓ : Mais ce fut à l’égard de Victor Amédée, dont l’assi- , stance et l’acquiescement étaient d’une si haute •’ • importance pour l’accomplissement de ses des- c seins contre l’Italie, que ce passé maître en in- — -
trigue politique déploya toutes ses ressources. Craignant que ce prince naturellement avide ne vît avec indignation la perspective d’un échange qui devait satisfaire l’empereur à ses dépens, il ^ amusa son espérance par l’offre d’une partie du Milanais et du duché de Modène en échange :> de la stérile Sardaigne, qui était la compensation inégale autant qu’incertaine offerte par # •
les alliés en échange de la Sicile. Ses propositions furent accueillies; Victor- Amédée , qui épiait la marche progressive des événemens, . écouta cette offre avec un empressement d’autant # * '
• plus marqué , qu’il pouvait vendre ses services au plus offrant; le rusé monarque témoi-
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gna même en public la résolution d’embrasser la cause de Philippe. « J’ai acquis, disait-il, la Sicile dans la dernière guerre ; je la défendrai tant qu’il me restera une goutte de sang dans les veines; fidèle à mes engagemens, je n’abandonnerai jamais le roi catholique. » Mais dans la crainte d’être forcé de consentir à l’échange dernièrement proposé , il prit le parti de laisser à l’empereur la tâche principale de défendre l’ile dont il convoitait la possession, et il retira une partie considérable de ses troupes pour les porter sur la frontière du Milanais; il eut soin aussi d’envoyer à Madrid un agent particulier qu’il chargea d’une suite de propositions pour servir de base à une alliance avec l’Espagne. Ces propositions étaient : i°. un million d éçus avant d’entrer en campagne; 2°. un subside hebdomadaire de sept mille, pendant la durée de la guerre ; 5°. l’assistance de quinze mille Espagnols auxiliaires en Lombardie ; 4°. une diversion qui serait opérée par les Espagnols du coté de Naples. On devait de plus partager les contributions qu’on lèverait sur le pays conquis; on placerait dans les places fortes dont on pourrait s’emparer, des garnisons composées moitié d’Espagnols, moitié de Piémontais commandées par un gou- * verneur pris dans ces derniers. Enfin, après la soumission de Naples, vingt mille Espagnols devaient se porter sur la Lombardie pour achever » . ’ - •
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la conquête du Milanais, qui serait le prix de l’assistance donnée par le roi de Sicile. (J)
Pendant que l’Europe était agitée par ces cabales et occupée de ces négociations, le ministre espagnol redoubla d’efforts pour hâter le départ de la grande expédition préparée pour l’invasion de la Sicile , dont il comptait pouvoir s’emparer aisément par suite de ses intrigues avec Victor- Àmédée et des intelligences secrètes avec les naturels du pays. L’expédition consistait en trentetrois vaisseaux de ligne avec des transports qui portaient trente mille soldats aguerris et tous les accessoires- nécessaires ; elle sortit du port de Barcelonne et mit à la voile le 18 juin (*). Après » avoir touché à Cagliari, pour prendre à bord une partie des troupes laissées en Sardaigne, elle cingla vers la Sicile. Le 1" juin les Espagnols firent leur débarquement près du cap
(') Manifeste du roi d’ Espagne. Rotjsset, tome I, page Ortiz, tome VII, page 317.
(*) L’escadre espagnole consistait, d’après Saint-Philippe, en vingt-deux vaisseaux de ligne , trois vaisseaux marchands armés, quatre galères, une galiotc majorquine, et trois cents bâtimens de transport avec deux balandres qui portaient trente-six bataillons au grand complet, quatre régimens de dragons , six de cavalerie de ligne ; en tout trente mille hommes , parmi lesquels il y avait huit bataillons des gardes espagnoles et wallonnes. Il y avait à bord cent pièces d’artillerie de siège , quarante mortiers et un nombre proportionné de munitions, des soldats d-artillerie, etc.
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