‹ L'Espagne Sous les Rois de la Maison de Bourbon (volume 3)Chapitre 7 sur 32 · I7IO · texte numérisé non relu

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alors ni le royaume de Valence ni les places fortes de la frontière de la Catalogne. » La reine, non moins courageuse que son mari, appuyait les représentations magnanimes de Philippe. Tous deux déclarèrent que s’ils étaient forcés de quitter l’Espagne, ils émigreraient en Amérique, et rétabliraient le siège de l’empire, soit au Pérou, soit dans le Mexique. (*)

Philippe rejeta avec dédain l’offre de la Sicile et de la Sardaigne , même quand on y ajouterait le royaume de Naples. 11 ne vit dans ces propositions qu’un piège trompeur, un leurre insidieux pour calmer son effervescence et le dépouiller de ce qui lui restait de la monarchie. Toutes les démarches furent également vaines pour obtenir de lui la promesse d’abandonner l’Espagne et les Indes, par la conviction où il était que le caractère élevé et l’amour de son grand-père pour lui ne sauraient manquer d’approuver une si noble et si digne résolution de sa part. Noailles retourna à Versailles pour rendre compte de l’état de l’ Espagne, et de la situation d’esprit de son monarque. Il étaitporteur d’ une lettre de Philippe, qui récapitulait et présentait avec une nouvelle force les argumens dont il avait combattu les siens. (a)

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