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premières ou simples, sur les machines et autres articles qui pouvaient nous être utiles ou en- , courager notre industrie, et nous augmentâmes
sagement ceux sur les objets qui devaient l’afFaiblir ou la ruiner, et faire du tort à notre agriculture comme à notre commerce.
Depuis cet eWi, et depuis l’etablissement du commerce bbre avec les Indes, au lieu de soixante millions , et moins encore , que les douanes produisaient dans les anne'es de grande « . prospe'rité, nous sommes arrive's maintenant à *♦ en retirer cent trente, et même plus ; ce qui pa- ^ raîtrait incroyable, si les tableaux et les docu- • • mens recueillis par les ministres des finances, ne * • le prouvaient jusqu’à l’e'vidence. Don Pedro Llerena a grandement contribué à toutes ces améliorations par son zèle et son activité, surtout, par l’organisation des douanes de Cadix, que ce ministre courageux a entreprise de concert avec moi , sur l’ordre exprès et avec l’approbation de . Votre Majesté. Je l’appelle courageux, parce que c’est en effet à l’aide du courage extraordinaire avec lequel il a imposé silence aux privilèges et , surmonté les obstacles qui se sont sans cesse élevés contre la réforme des abus' et des usurpations du trésor, qu’on a pu réussir dans cette opération importante.
Le renouvellement des prohibitions, à l’égard de plusieurs articles préjudiciables à notre indus-
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trie , n’a pas empêché l’accroissement du revenu des douanes. Nos anciennes lois avaient défendu l’introduction de toute ,espèce de marchandises et objets manufacturés k l’étranger , parce qu eUe laissait les bras des cl^s laborieuses sans emploi. Malgré ces prohiliitions, l’introduction desdits articles était tolérée, et les sujets de Votre Majesté étaient plongés dans la pauvreté. Tout, jusqu’aux chemises même, les habiUemens des hommes et des femmes, toute sorte d’ornemens, d’ustensiles et de meubles venaient du dehors pour la consommation, le luxe et les besoins de lïspagne et des Indes. Les étoffes, les rubans et . autres articles moins importans, apportés par 1 etranger, étaient incalculables ; pendant ce tempslà de pauvres femmes manquaient même de la ressource de filer pour gagner de çiuoi se pro-
curer du pain. .
le conseil fut d’avis de renouyeler ces lois
prohibitives. Il fit le rapport à Votre .Majesté avant mon ambassade d’Italie : mais à mon retour je m’aperçus que le respect ou la peur que quelques nations étrangères étaient ^rvenues a inspirer, avaient empêché une resolution aussi salutaire qu’urgente. Le comte de Gausa m a^ dressa ce rapport par ordre de Votre Majesté. Depuis lors les prohibitions ont ete graduellement renouvelées avec sagesse, et l’on a tenu la main à l’exécution de nos lois en les modifiant.
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OU en leur donnant une plus grande latitude selon que les circonstances le permettaient.
J’ai été en butte à de terribles attaques, et‘à de vifs reproches à ce sujet, surtout à l’égard du tarif uniforme dfô douanes; mais la fermeté singulière 4|B Votre Majesté m’a inspiré le même courage pfhir surmonter toutes les difficultés. Il ne s’agit plus maititenant que d’augmenter ou dè rectifier ce tarif selon que le changement <ïes circonstances pourra le permettre , ainsi qué Votre Majesté 1 a déjà fait dans quelques articles de l’instruction communiquée à la junte d’état. Il reste à régler le tarif d’exportation, que j’ai eu long-temps entre mes mains pour l’examiner et le rectifier. Mais la nécessité de recueillir certaines données sur les progrès de notre commerce et sur les retours d’Amérique, ainsi que sur notre agriculture et notre industrie, m’a arrêté plus que je n’aurais voulu dans une matière qui offrait, à raison de sa délicatesse, les plus grandes difficultés. En même temps des réglemens particuliers se préparent pour des cas plus urgens, e^l’on prend aussi des mesures pour éclairer l’opinion publique, en menant cette affaire à une révolution efficace et définitive.
Quant à ce qu’on appelle les rentes provinciales, j’ai administré de la manière que j’ai eu l’honneur d’exposer à Votre Majesté; si tout n’a pas été fait conformément aux rapports minu-
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lieux que j’ai présentés , ils ont servi du moins à éclairer Votre Majesté sur des mesures qu’il faudra adopter pour soulager un grand nombre de sujets, ainsi qu’à rechercher ce qu’il conviendra de faire dans d’autres cas pour un semblable dégrèvement , et réformer ce qu’il peut y, avoir de vexatoire dans les derniers réglement